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vendredi 26 juillet 2024

Et maintenant chantons !


Normalement, si vous êtes des habitués de nos pages et en particulier de la saga musicale, vous savez que la carrière d'une chanson n'est complète que, lorsqu'en plus de tout ce que vous avez pu écouter, elle peut se vanter d'une version twist, d'un traitement harmonique par, c'est un exemple, un trio vocal féminin et enfin d'une réinterprétation sud-américaine. 

En véritable chanson "Soyons-Suave", "You came a long way from St Louis" peut revendiquer tout cela, et, c'est encore mieux, dans une seule décennie. Puisqu'il faut bien reconnaitre que passée l'année 1968, notre tube va quelque peu sombrer, être même invisible dans les années 70 et à peine ressusciter dans les années 80. Il apparaît occasionnellement depuis les années 2000 mais c'est sans aucune mesure avec ce qu'il a été.

Mais est-ce si grave, lorsqu'on a été chanté par tant de gens si différents, sur des tempos inattendus et parfois improbables, et même par 3 soeurs originaires de Cuba, lancée par Carmen Miranda et reines de Las Vegas dans les années 50 ? 


Grands sages que nous sommes, nous avons cependant, et pour finir, une explication à la relative disparition de "You came a long way from St Louis" après 1968. Cela est extrèmement rare mais il arrive parfois que quelqu'un, sans le savoir, livre la version définitive d'une chanson, celle à côté de laquelle toutes les autres feront pâle figure et qui finalement dissuadera, même les plus téméraires, de se lancer dans l'aventure périlleuse de la reprise. 

Une telle chose est arrivée à "You came a long way from St Louis". Par la seule et l'unique Della Reese. Lors d'un concert qui fort heureusement était enregistré et sortira même en vinyle. La chose est tellement too much qu'elle deviendra un classique pour les drag queen depuis et qu'il n'y a pas un soir où quelque part, dans un club, ne résonne les premières notes de cette version. 

Nous l'avons faite écouter il n'y a pas si longtemps à un de nos voisins agriculteurs... et cette précision est inutile puisque TOUS nos voisins sont agriculteurs. Sa réaction nous a enchantés : "J'ai l'impression d'entendre chanter ma moissonneuse-batteuse !". Et c'est si vrai : rien ne résiste à Della ! 


Puisqu'à présent nous sommes tous épuisés, il ne vous reste plus qu'à télécharger presque tout ce que nous avons pu écouter depuis lundi. 









Et normalement vous savez comment faire. 

jeudi 20 juillet 2023

Et maintenant chantons !


Etant donnée ses paroles, il est assez logique que la chanson "Why don't you do right" ait été avant tout une chanson de femmes mais notre minutieuse enquête préparatoire a mis en évidence que des hommes s'étaient bien emparés du tube de Peggy Lee, en contournant le problème et en en livrant des versions instrumentales. 

De toutes les façons nous sommes jeudi et cette journée est généralement sans parole, l'occasion de nous aventurer dans le monde merveilleux des albums purement orchestraux qui furent tant à la mode à la fin des années 50 et au cours des années 60, parfaits pour servir de toile de fond sonore à la moindre garden party. Et la question "Comment différencier un album d'ambiance d'un autre album d'ambiance ?" n'a finalement aucun sens, tant la réponse est évidente : les instruments. 















































Guitares en folies, cuivres en feu, pianos possédés, congas incontrôlables ou orgues déchaînés, avouons une petite préférence pour les percussions et particulièrement les carillons de Peter Appleyard, se prenant l'espace d'un instant pour Enoch Light et qui apportent, vous en conviendrez, une saveur particulière à la chanson de la semaine. 

Il existe pourtant bien des messieurs qui osèrent se frotter à "Why don't you do right", deux en l'occurrence et dans un lapse de temps très court : 1960 et 1962 et avec le même esprit c'est à dire en changeant les pronoms. Ce sont désormais des hommes qui interpellent des femmes. Cela groove au possible et c'est la parfaite transition pour la journée de demain


Cependant des messieurs qui demandent à leur femme : "Fais quelque chose, donne-moi de l'argent, comme le font les autres filles", ça fait un peu proxénètes, non ?