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mercredi 18 novembre 2015

La fin du quizz du lundi.





















Mon dieu mon dieu que nous aurons eu du mal et malgré la confirmation d'une victoire, qu'il fut parfois difficile de croire que notre inconnue à la voûte en l'air était bien Charlotte Rampling, dans la dernière saison de Dexter. 

Et pourtant c'était bien elle, ce que devina magistralement Stromboli alias Vincent le Tenace ce qui est une formidable dénomination... et ô combien vérifiable. Vincent, recevez notre admiration sincère et nos félicitations émues. Vous voilà le premier pourfendeur de Quizz depuis notre reprise. Ce qui n'est pas rien. Bravo. 
















Parce qu'il fallait bien que cela s'arrête un jour, la huitième saison de Dexter fut donc la dernière mais révéla au public une petite surprise : l'arrivée inopinée de Charlotte Rampling dans le rôle du docteur Vogel, mère d'un tueur en série elle-même et mère spirituelle du sympathique assassin (mais uniquement de gens qui le méritent) de Miami. 

Et si Charlotte, formidable il faut le dire, finissait assassinée, ce n'est pas la chose la plus pénible qu'elle subissait dans cette ultime saison, qui la fit se confronter à la contre-plongée (redoutable), au plan de profil (dévastateur) et au chemisier, sans doute en viscose et certainement fuchsia fatigué (insoutenable). 















Non, Charlotte ne fut pas bien habillée dans Dexter, et rien n'explique cela, pas plus le fait qu'elle jouait une neuropsychiatre qu'il fasse chaud et moite à Miami. 

Nous nous remettions à peine du double choc d'avoir trouvé une actrice de renommée internationale dans un rôle secondaire et en polyester que nous apprenions que Sharon Stone venait d'accepter de devenir vice-présidente des Etats-Unis pour la télévision. Nous espérions que cette fois, on mettrait le synthétique de côté...

La chose est enfin visible depuis peu et cela s'appelle "Agent X". 
















Un tailleur strict... une chemise en popeline... un triple rang... Ce n'est tout de même pas difficile et même si cela est trop tard, précisons aux producteurs de Dexter et aux stylistes de Charlotte que cela serait très bien passé à l’hôpital. 

Cependant, nous ne pouvons nous empêcher, et après avoir vu le pilote, de nous faire cette réflexion malgré la perfection de la garde-robe : c'est dommage, à un chiffre près, cela aurait presque pu être un classique. 

































Parce que là, sans être devin, aucune chance. 

lundi 6 février 2012

La fin du Quizz de Claire.


Suaves visiteurs et amis, nous adorons le Quizz, les surprises qu'il entraîne, les réponses qu'il suggère : c'est, chaque lundi, un plaisir renouvelé. Et quand, en plus, il permet l'entrée en scène d'un outsider, le frisson est à son comble. Notre belle défigurée de la semaine dernière était bien Charlotte Rampling et ce sont 8 nouvelles lettres à ajouter au Panthéon des pourfendeurs de mystères qui l'ont démasqué : Marianne, à qui nous souhaitons la bienvenue et accueillons d'une holà collégiale.

Marianne, voyez votre nom en noir sur gris sur Soyons-Suave cette semaine et recevez nos félicitations les plus sincères. Vous êtes ici chez vous et s'il vous semble que vos nouveaux collègues sont un brin chafouin, cela ne durera pas. D'ici peu, ils seront vos amis... en fait ce sont déjà vos amis.


En 1979, le photographe Olivier Giraud demandait au gratin parisien et vaguement international de grimacer devant son objectif : il en tirera "Grimaces de stars", objet hautement collectionnable aujourd'hui et dont le prix varie d'une quarantaine à parfois plus d'une centaine d'euros.






Les clichés du recueil, assez réjouissants, montrent qu'on avait de l'humour en 79 et qu'il existe des degrés dans l'art de la grimace. Si Isabelle Huppert, Bernard Blier ou Claudia Cardinale se défigurent joyeusement, Isabelle Adjani ne semble qu'anticiper de futures interventions et elle n'est pas loin, aujourd'hui, de ressembler à celle qu'elle exagérait alors.

Quid de Charlotte ? Elle est de loin celle qui inspira le plus l'objectif de Giraud, nous offrant des photos très éloignées de sa perfection habituelle.





Si Charlotte Rampling est, depuis des mois, engagée dans d'âpres discussions concernant les avantages d'avoir une mutuelle, souvenons-nous qu'elle fut et demeure, quand elle n'est pas en table ronde, une actrice hautement expérimentale, promenant un air d'indifférence polie qui prouve, en fait qu'elle n'a peur de rien.

Charlotte a posé nue, souvent, elle a été surexposée, floutée, dédoublée, déguisée et elle est toujours restée suave. Illustrations :




Doit-on s'étonner qu'il existe finalement assez peu, voire pas du tout, de photographies montrant une Marlène, une Lana, une Marilyn ou une Joan Crawford grimaçantes ? On peut le regretter mais cette absence est assez logique : quel aurait été l'intérêt de défigurer des incarnations de la perfection ?

Qui put donc se permettre un peu d'auto-dérision ? Des personnalités comiques, beaucoup plus accessibles ou incarnant le "cool" : en fait, "je grimace car je ne suis pas dupe du système dont je me moque". Martha Raye en a fait une carrière, Carmen Miranda fut une hyperbole en mouvements quant aux jeunes acteurs de la Méthode, la grimace fut obligatoire. Et avec Marlon Brando c'est pratique puisqu'elle vient même déjà encadrée.







Ce ne sera pas une surprise mais c'est à Faye Dunaway que nous devons ce qui est peut-être notre visage grimaçant préféré au monde, juste derrière celui de Glenn Close quelque part vers la fin de "Liaison fatale".


Le regard se fige, les yeux de croisent : plus de trente ans plus tard, nous ne nous en lassons pas, ce qui doit être, enfin d'après notre humble avis, le critère absolu d'une grimace réussie.