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lundi 16 août 2021

Le Quizz de l'été volume 7



































Comme vous le savez, nous passons l'été en compagnie de Lana Turner dont nous revisitons la filmographie par l'intermédiaire du Quizz estival : chaque lundi, un chef d'œuvre de la divine blonde à retrouver grâce à trois captures d'écran. 

Identifié dès lundi, le film vous rapporte 3 points, 2 le mercredi grâce aux indices et enfin 1 le vendredi. En fin d'été, nous faisons les comptes et couronnons le vainqueur. 




































La semaine dernière, c'est "Bachelor in paradise" alias "L'Américaine et l'amour" de 1961 qui attendait d'être découvert, ce qui fut fait en moins de temps qu'il ne faut pour dire "comédie romantique" par Chipie IV, de nouveau seule, de nouveau impériale, de nouveau sans appel. 

Et là les choses deviennent sérieusement intéressantes puisque nous arrivons au bilan suivant : Chipie IV 9 points, Nina 12 points. Houlala donc. 





































Comédie dont tous les éléments crient "années 60", "Bachelor in paradise" est avant tout produit autour de Bob Hope, pour son premier film à la MGM et dans lequel Lana Turner ne joue que les intérêts romantiques. L'ensemble offre cependant une vision légèrement satirique de la vie en banlieue en 1961 mais c'est surtout un festival de gag et de réparties de Hope, qui fait du Bob Hope, même si son personnage s'appelle Adam (ou Jack puisqu'il incarne un auteur infiltré sous un pseudonyme). 

Pourquoi donc ce film Lana ? Eh bien parce que pourquoi pas et que faute de grives on mange des merles. Et puis le script assurait une fois encore des tenues, nombreuses, colorées et coordonnées, une scène de danse forcément payante et une pause entre deux tournages de drames. 




































Comme vous le comprendrez, on peut aisément vivre sans avoir vu "Bachelor in paradise", qui ne fit pas grand chose pour l'ensemble du casting et perdit même de l'argent. Quel cast cependant, et ajoutons que c'est toujours une joie de découvrir aux détours d'un plan deux actrices très Soyons-Suave : Paula Prentiss en attente des "Femmes de Stepford" et Janis Paige en attente d'une véritable reconnaissance qui ne viendra jamais. 

Et il y a même Agnes Moorehead, achevant certainement son quota d'heures annuel dans une unique scène de tribunal où elle incarne une juge, sans doute pour l'unique fois de sa carrière. Mais pas avec le décolleté qui suit qui aurait été inapproprié. 




































Finalement, l'intérêt majeur de "L'Américaine et l'amour" est peut-être sa bande-son, signée Mancini, déjà partagée ici-même et dont Ann-Margret encore relativement inconnue interprète la chanson titre. 

L'histoire veut qu'invitée à chanter cette composition à la cérémonie des Oscars 1962, on se dit que cette jeune femme avait plus d'un talent à exploiter. L'année d'après elle était dans "State Fair", l'année suivante dans "Bye Bye Birdie" et deux ans plus tard dans "Viva Las Vegas". 

Donc une nouvelle fois : la vie franchement ! Et est-il possible de dire plus intensément : merci Henry ? 


Mais voici déjà le Quizz n° 7 aussi soyons sérieux : 

























Alors celui-là, c'est bien simple, je l'adore ! Ah bon ? A vos cellules grises ! 

lundi 7 décembre 2015

La fin du Quizz de Vincent.























Boudiou, comme nous pourrions le dire si nous étions suaves à la campagne, il en aura fallu des indices et de la ténacité pour démasquer Paula Prentiss dans le classique (nous insistons lourdement) "Les Femmes de Stepford", qui en 1975, prouvait que l'avenir de l'homme, déjà, résidait bel et bien dans les objets connectés. 

Comme ce n'est pas notre genre de "spoiler" à tout va, taisons-nous, au cas où cette merveille vous soit encore inconnue et contentons-nous de saluer le brio, la sagacité et l'esprit taquin de 20100, qui contrairement à ce que l'on pourrait croire, n'a aucun lien avec l'auteur du Quizz. 20100, recevez toute notre considération distinguée, nos félicitations et ajoutons un hareng, parce que cela fait toujours plaisir. 


































Adapté comme "Rosemary's baby" d'un roman d'Ira Levin, "The Stepford wives", soufrira toujours de la comparaison avec le film de Roman Polanski, que n'était pas, il est vrai, le réalisateur Bryan Forbes, connu jusqu'alors pour son adaptation de "La folle de Chaillot" avec Katharine Hepburn en 1969 et pour... "The Stepford wives" après 1975. 

Si on murmura à l'époque que le roman aurait été bien plus à sa place en étant adapté en épisode de "Twilight zone" ou "Night Galery", cela n'empêcha pas certains petits futés d'y voir, au contraire, une potentielle affaire juteuse. Jusqu'à son ultime et calamiteux remake en 2004, par quatre fois "Les femmes de Stepford", et leur famille, s'incarnèrent à l'écran. Illustrations : 




















L'image ci-dessus était, sans doute, ce qu'il y avait de plus effrayant dans "The Stepford children" que vous vous dispenserez donc de rechercher avidement. 

Si nous revenons en 1975, il était évident que Katherine Ross devait être la star des "Stepford wives", Katherine Ross, en orbite depuis "Le Lauréat" et "Butch Cassidy" et dont la carrière sera pratiquement finie trois ans plus tard. Nous reparlerons un jour de sa rivalité avec Jacqueline Bisset, qui rappelle vaguement la guerre qui eut un jour lieu entre Glenn Close et Meryl Streep, mais c'est un autre sujet. 



































Paula Prentiss, elle, était à la même date pratiquement une vétérane, signée par une MGM moribonde alors qu'elle avait 20 ans et qui lui fit subir le même parcours que Lana Turner ou Debbie Reynolds alors que l'époque n'était plus exactement la même. 

Voilà pourquoi on la retrouve jouant les utilités dans de charmantes comédies puis les premiers rôles dans des productions plus ambitieuses et enfin dans n'importe quoi ou presque, une fois le système des studios disparu. 
















































































Pour être très francs, nous pensions vraiment que Paula Prentiss avait arrêté sa carrière au tournant des années 80 mais Imdb nous a appris que pas du tout. Avec son époux Richard Benjamin, elle eut sa propre sitcom, tourna des téléfilms jusqu'en Australie et connut même un succès inespéré avec "Samedi 14" en 1981, sur l'affiche duquel elle ressemble tout de même étrangement à Donna Summer. 

Un peu sujette à la dépression et pas forcément passionnée par Hollywood, Paula Prentiss, aujourd'hui 77 ans et toujours mariée au même homme depuis 1961, fit du théâtre, apparaît de temps à autre dans un film pour faire plaisir et se moque semble-t-il de ce qu'on peut penser d'elle. 


































Une chose est sûre, elle a toujours du style. 

Paula Prentiss est une femme Soyons Suave.