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lundi 4 novembre 2019

La fin du Quizz de Mirabelle.


































Mais quel talent ! Quelle perspicacité ! Quelle rapidité ! Oui Jérôme, notre inconnue chapeautée et enveloppée dans ce qui pouvait passer pour une tente Quechua était bien Lucille Ball dans "La Roulotte du plaisir" et nous sommes certains que les indices n'ont été d'aucune aide dans votre victoire sans appel. 

Recevez donc, oh fidèle parmi les fidèles, notre admiration sans borne ainsi que nos félicitations humides. Car ne cachons pas avoir versé une larmichette en découvrant votre victoire. Vous la méritez. Bravo ! 



La tente Quechua est en fait doublée...


































































Sorti en 1954 et adapté d'un roman de Clinton Twiss, qui ne verra jamais sur grand écran l'adaptation de son plus grand succès de librairie puisqu'il décédera quelques semaines avant la sortie du film, "The long long trailer" permit aux distributeurs étrangers de proposer leur propre vision du projet puisqu'il s'appela "La roulotte du plaisir" en France, "12 mètres d'amour" en Italie et "Lune de miel agitée" au Brésil. 

Si nous ajoutons que lors de sa sortie en France, le roman fut titré "C'est du billard", nous avons potentiellement affaire à un cas problématique. 



Toujours la tente Quechua, pourtant l'un des 43 costumes de Lucille

















































Dans le même état d'esprit, lorsqu'en 1967, on fit poser Vincente Minnelli, le réalisateur du film devant les affiches de ses films emblématiques, nulle trace de la "Roulotte", qui fut pourtant l'un de ses plus grands succès commerciaux (plus de 4 millions de recettes, excellent chiffre en 1954) et dont le tournage restait un excellent souvenir aux dires de son autobiographie. Il demeura d'ailleurs fort ami avec Lucille Ball et Desi Arnaz. 

Quel mystère donc entoure "The long long trailer" pour qu'en l'envisage, au mieux, comme une sympathique série B, au pire comme une erreur dans la longue et brillante carrière du papa de Liza ? 





































Le regard un peu condescendant jeté généralement sur "La roulotte" est peut-être dû au fait que dans la filmographie de Minnelli, le film est coincé entre "Tous en scène" et "Brigadoon", auxquels il ne peut en aucun cas être comparé (non, vraiment, même en essayant très fort) et qu'il ne met pas en scène Cyd Charisse mais Lucille Ball, déjà croisée par Vincente dans une séquence d'anthologie de "Ziegfeld follies" en 1945 mais dans laquelle elle ne chantait ni dansait mais faisait claquer un fouet. 

Là encore, même en essayant très fort, il est difficile de comparer Lucille et Cyd, pour la simple raison que l'une est beaucoup plus drôle que l'autre. 

Oh Liza ! 



































"The long long trailer" est peut-être finalement regardé par beaucoup comme un très riche couscous garni où chacun des participants aurait ajouté son ingrédient favori sans qu'il fasse forcément partie de la recette originale. 

Par exemple, il semble évident que la MGM ait tout fait pour mettre sa patte sur chaque fragment de pellicule, afin que personne n'ignore que le film était avant tout une production Metro et non un film Desilu, la société de production de Lucille et Desi qui produisait notamment leur triomphe télévisuel "I love Lucy". Difficile de faire plus MGM que les seconds rôles Marjorie Main et Keenan Wynn qui sont à l'écran environ 2mn. On recycla même la bande son du "Bal des sirènes" pour quelques séquences comme celle où Lucille et Desi achètent leur caravane. 

Dans un autre genre, Minnelli lui même semble s'être relativement bien amusé en s'offrant quelques clins d'oeil : Lucille et Desi s'arrêtent en plein carrefour mais devant un cinéma affichant "The Band Wagon", le porche qu'ils détruisent en tentant de se garer en marche arrière appartient à un ancien décor du "Chant du Missouri" et le film que raconte Lucille en pleine ascension périlleuse d'un col n'est autre que "Lame de fond", le film noir réalisé en 1946 par Minnelli. 




































Et Lucille et Desi Arnaz dans tout cela ? Un peu anxieux à l'idée de faire avec ce film leur première apparition sur grand écran, ils s'assurèrent juste que leur public de télévision ne soit pas trop perturbé. Lucille fait donc de nombreuses galipettes, Desi chante tout de même une chanson (c'est sa profession première) et Philip Morris, sponsor de leur show télé est omniprésent dans le film. Buvez un shot de ce que vous voulez à chaque apparition d'une affiche pour la marque de cigarettes et vous ne verrez pas la fin du film.

Nous laissons aux spécialistes de Minnelli le soin de vous expliquer en quoi "The Long long trailer" reste un film du maître. Il s'agit en tout cas d'une comédie burlesque bien moins innocente qu'il n'y paraît, à l'issue de laquelle vous souhaitez vraiment du mal aux deux protagonistes, ce qui n'arrive pas si souvent dans un film hollywoodien des années 50. 

Et la tente Quechua nous demandent soudain quelques amateurs des costumes signés Helen Rose et du camping sauvage ? 


































Elle se vendit 16 000 dollars lors de la vente de la collection Debbie Reynolds ce qui en fait le produit le plus cher que vous puissiez trouver chez Decathlon. Mais en plus suave. En beaucoup plus suave, bien évidemment. 

lundi 23 juillet 2018

Le Quizz de l'été volume 3.



















Troisième épisode de notre Quizz estival dont nous vous rappelons le principe : identifier un film forcément suave à partir de trois captures d'écran du dit-film. Et nous osons à peine préciser que s'il n'y a pas grand monde au départ sur les images, celles-ci vont se peupler au fur et à mesure des indices, tant nous sommes à priori certains que nous n'aurons pas besoin d'aller jusque là. 

Cependant, comme d'habitude, un seul nom par proposition et tout le monde joue. 


















Quant au Quizz de la semaine dernière, il s'agissait bien de "The Pirate" de Minnelli, chant du cygne en 1948 de la collaboration entre le réalisateur et son épouse Judy Garland, qui manqua 99 des 135 jours de tournage, début d'une spirale qui s'arrêta en 1950 avec le renvoi pur et simple de Judy de la MGM. 

C'est Fabrice qui s'accapare les trois points de la victoire ce qui le place à égalité parfaite avec Kranzler. Mais quel suspense en ce début d'été. 

Et si vous n'avez jamais vu "Le Pirate", c'est une expérience que nous vous conseillons vivement, ne serait-ce que pour le micro short de Gene Kelly, au centre d'un véritable culte sur internet et à l'origine de nombreuses crises de Judy sur le tournage. Lorsque votre mari semble plus intéressé par les cuisses de son acteur principal que par sa propre épouse, cela peut effectivement être embarrassant. 



lundi 12 mai 2014

La fin du Quizz de Marianne.

















Ah Valentine, Valentine !!! Et allez, ne mégotons pas, ajoutons-en un troisième : Valentine ! Si nous vous disons bravo, nous sommes à deux doigts de vous dire merci, tant nous pensions qu'une grande partie de la planète avait oublié "Nina / A matter of time" de Vincente Minnelli avec Liza, qu'il fallait ici identifier. 

Merci donc Baronne et voyez comme votre nom brille en noir sur gris (oui, c'est possible) cette semaine sur Soyons-Suave. Vous êtes notre soleil, notre espérance mais cependant vous n'y couperez pas et copierez 100 fois MINNELLI. Ce n'est pas compliqué : deux N, deux L. Et dire qu'on en a même fait une chanson...



"A Matter of time" donc ! Nous sommes en 1976 et Vincente Minnelli ne le sait pas encore : il tourne ce qui sera son dernier film et sans doute l'un de ses pires souvenirs s'il n'avait alors commencé à perdre un peu la tête. Adapté d'un roman de Maurice Druon, "Nina" deviendra une pièce avant que le réalisateur n'y voit un sujet en or lui permettant de concrétiser un de ses rêves : faire tourner sa fille, oscarisée depuis 1972 pour "Cabaret". 

Produit pour une poignée de millions quand une dizaine aurait été largement nécessaire, "A matter of time" sera un cauchemar, tourné en Italie avec une équipe fréquemment en grève, un Vincente parfois incompréhensible et un producteur prompt à prendre les choses en mains. Totalement remonté sans solliciter le réalisateur, "A matter of time" sera un échec et un triste souvenir pour presque toutes les personnes y ayant participé. Enfin presque. 






















La plus heureuse durant le tournage fut incontestablement Ingrid Bergman, non seulement parce qu'elle retrouvait pour une scène et plus de 30 ans après "Hantise" Charles Boyer mais surtout parce qu'elle put réunir autour d'elle ses deux jumelles, Isabella et Isotta, obtenant pour la première un rôle alors qu'elle n'était pas actrice et pour la seconde un poste de maquilleuse alors qu'elle n'avait jamais joué professionnellement du pinceau. 

"A matter of time" est par conséquent le dernier film de Minnelli et Boyer mais le premier d'Isabella Rossellini qui dérobera délicatement Martin Scorsese à Liza durant le tournage. 


















A vrai dire, il est un peu douloureux de regarder "A matter of time" tant on devine ce que le film aurait pu être si... mais nous savons tous le pouvoir du "si". La chose est invraisemblablement mélancolique, parfois d'un suave absolu et en quelques occasions musicale. 

La chanson titre, composée par Kander et Ebb (Chicago, Cabaret, New-York, New York...) deviendra même, comme le rappelait Bruno, un incontournable des tours de chant de Liza, qui manquait pourtant de se briser les cordes vocales à chaque interprétation. Attention, c'est un peu strident dans les dernières secondes...

vendredi 27 septembre 2013

La question du jour : un mariage de convenance est-il forcément malheureux ?






















Malheureusement, un mariage de convenance (ou lavender marriage pour nos suaves visiteurs bilingues) a très peu de chance d'être heureux, surtout s'il implique un caniche royal ou un marié portant justement, une tenue plutôt lavande. 

Cela n'empêche bien sûr pas de sourire sur les photos et rappelons que de toutes les façons, le mariage n'est pas obligatoire.