Affichage des articles dont le libellé est Jack Jones. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Jack Jones. Afficher tous les articles

vendredi 16 juillet 2021

Et maintenant chantons !


Version Broadway, version jazzy, version big band, nous ne savons pas très bien quand s'ajouta à cette intéressante liste la version latine de "I believe in you" mais nous supposons que le tournant Brazil se prit autour de 1963, nouvelle vague oblige. Et nous rappelons si cela est nécessaire que "nouvelle vague" est la traduction littérale de "bossa nova". 

En 1963, Jack Jones, incarnation parmi d'autres des nombreux apprentis Frank Sinatra qui fleuriront dans les années 50 et 60 se lançait comme tout le monde dans la nouvelle mode et proposait un album délicieux, très Rio, et très Broadway, "She loves me", et la chose mérite une écoute même distraite. 

De façon plus surprenante, de l'autre côté de de l'Atlantique ou de la Manche si vous êtes dans l'Hexagone, Madame Musique, alias Jackie Trent, offrait également, avec quelques mois de retard, une version bossa que nous aimons vraiment beaucoup, à peu près autant que l'interprète elle-même dont nous reparlerons prochainement, c'est inévitable. Chanteuse, compositrice, épouse de Tony Hatch, Jackie fut avec Petula Clark (dont elle composa plus d'un succès) la digne représentante du swinging London. Et cette voix, franchement, cette voix ! 


Nous sommes pratiquement dans l'obligation de terminer cette saga musicale par une curiosité presque comblée (vous allez comprendre) : la version française de "How to succeed in business without really trying", qui s'installa en 1964 au théâtre de Paris, bien décidé à conquérir la capitale. 

On confia à Pierre Mondy la mise en scène, à Jacques Duby le rôle de Robert Morse, au formidable André Luguet celui de Rudy Vallee et à la jeune Nadine Alary celui de Michèle Lee et on croisa les doigts. Et on les desserra quelques mois plus tard en comprenant que l'entreprise était un échec. 





 

Il nous a été impossible de mettre la main sur le rarissime 33t qu'on enregistra de l'entreprise chez Philips mais nous avons la version québécoise de "Je crois en toi", de 1965 et c'est déjà très bien. 


Puisque nous sommes vendredi, vous allez pouvoir, si le coeur vous en dit, télécharger toutes les merveilles entendues depuis lundi au format zip. Une fois encore, c'est trop chouette. 









Et nous supposons comme d'habitude que vous savez comment faire :)

mercredi 24 juillet 2019

Et maintenant chantons !



C'est une question de survie (et pour les initiés, remarquons la première référence aux L5 sur nos pages en presque 10 ans d'existence), pour qu'une chanson puisse traverser les décennies il est impératif qu'elle s'adapte aux époques et aux humeurs, et à ce titre, "Close your eyes" va presque tout connaître. 

Fox trot qui tue dans les années 30, jazz classieux dans les années 50, il était prévisible qu'un beat bossa ne s'empare de la composition de Bernice Petkere lorsque, dans les années 60, le monde découvrit que presque tout pouvait finalement passer par la moulinette Brazil, la grande folie à partir de 1964. 

Il est simplement étonnant de découvrir que c'est Jack Jones qui se livrera à la métamorphose latine de "Close your eyes", fort jolie voix mais crooner un peu planplan mais qui venait de prendre un virage pop grâce à Burt Bacharach et son "Wives and lovers".




































Toujours fringuant et toujours sur scène à plus de 80 ans, Jack Jones restera cependant pour beaucoup l'interprète de l'immortel générique de "La Croisière s'amuse", oui, "The Love Boat", c'est lui.

Et encore aujourd'hui, il remercie chaque matin les producteurs des 8 premières saisons et joue aux fléchettes avec la photo de ceux de la neuvième, qui eurent l'idée étrange de remplacer son générique par une autre version chantée par Dionne Warwick. 

En 1947, Harry Belafonte était lui aussi tropical mais nettement plus calypso. Mais s'en étonnera-t-on ? 

samedi 20 octobre 2012

C'est samedi : soyons musical !






















Voilà une fois encore des mp3 du weekend que nous sommes heureux de partager, non seulement parce qu'ils sont assez rares mais surtout parce qu'ils illustrent un cas de figure que nous affectionnons particulièrement : l'impossible retour ou la tentative désespérée de ne pas sombrer dans l'oubli.

Né en 1938 et fils d'Allan Jones, qui dans les années 30 fut à deux doigts de prendre la place de Nelson Eddy à la MGM, le petit Jack Jones ne mit pas bien longtemps avant de comprendre qu'il serait lui-aussi chanteur. Après avoir tâtonné, en 1963, il enregistrait une composition un rien sexiste de Burt Bacharach et Al David, "Wives and Lovers". Succès, Grammy, félicité. Parfois, la vie est simple comme 2m30 de musique. 

















Pendant 6 ans, Jack va connaître l'existence suave de tout chanteur crooner bien rasé bien coiffé qui se respecte. On le voit donc à la télévision et à Las Vegas, il enchaîne des albums de variété dont les pochettes peuvent aussi bien être épinglées dans les chambres adolescentes qu'encadrées au-dessus du lit maternel. Et puis c'est la prise de conscience. Le monde change. Le style crooner lasse. Jack commet alors l'irréparable : il se laisse pousser les cheveux et enregistre du Michel Legrand. 





















Alors que nous pouvons noter qu'il enregistre aussi du Charles Aznavour (affectueusement rebaptisé Charlie...), Jack cependant perd du terrain, en grand écart facial (non, ce n'est pas sale, simplement douloureux) entre un passé un peu trop jazzy et un futur  qui le dépasse. Le miracle aura lieu en 1979. Jack change de maison de disque, signe chez MGM et décide de confier son destin sans conviction au disco. Il n'espère pas grand chose non plus du générique d'un feuilleton qui vient de débuter sur ABC et dont il interprète le thème. Et pourtant. 



















"Exciting and new"... Voilà ce qui entourera le très mystérieux album "Nobody does it better", sur lequel figure évidemment "La croisière s'amuse", mais également une reprise totalement improbable du générique du dernier James Bond, crée par Carly Simon et qui donne son titre à l'album et surtout cette réinterprétation "dancefloor" de son premier succès. 




















Qu'à l'exception de "Love boat", l'album "Nobody does it better" n'ait pas été un grand succès ne nous empêchera pas de l'écouter tout le weekend, en savourant les efforts de Jack Jones pour rester dans son époque. L'énergie du désespoir est toujours émouvante. Et quand en plus ça fait danser...

1. The love boat
2. Evergreen
3. Silver lady
4. Nobody does it better
5. Quiet please, there's a lady on stage
6. Wives and lovers
7. I could have been a sailor
8. Just the way you are
9. My eyes adored you
10. Ready to take a chance again

Et pour télécharger autant de suavitude au format zip, vous savez comment faire. 

mercredi 9 mai 2012

Et maintenant dansons !


Les jeunes ne savent définitivement pas se tenir... Mais qu'on les sépare, c'est indécent !