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lundi 18 juillet 2022

Et maintenant dansons !


Il y a de cela de nombreuses années, nous étions jeunes et donc aventureux et, profitant de la fermeture définitive d'un magasin Nuggets (paix à son âme), nous repartions vers notre platine avec sous le bras, une quantité grotesque de vinyles dont nous n'avions jamais entendu parler. Et dans ce lot miraculeux se trouvaient, très soldés, le volume 1 et le volume 2 de la série "Provocative percussion" d'Enoch Light, qui devint aussitôt notre nouvel ami. 

Violoniste, chef d'orchestre et à partir de 1960, directeur de son propre label "Command", Enoch light fut un homme de très bon goût auquel nous avons déjà consacré un billet, le 16 novembre 2003. Aussi ne recommençons pas ce qui a déjà été fait et qui se trouve ici. Par contre, pour le lien menant à son album "Spaced out", il semble définitivement perdu. 

Nous avons beaucoup écouté ces deux albums, découvrant par la même occasion le courant "ping pong", qui n'est pas le nom officiel mais celui, assez explicite que nous lui avons donné : nous parlons de ces albums dans les années 60 qui décidaient d'expérimenter toutes les ressources de la stéréo en proposant des titres au cours desquels le son passe de la baffle droite à la baffle gauche sans autre raison que c'est très rigolo. Et voici d'ailleurs un exemple fameux, pour rire.


Mais revenons à Enoch Light, au "Persuasive percussion" volume 2 et au titre "Temptation" qui va nous intéresser toute la semaine et que nous avons donc découvert dans une orchestration sous amphétamines, d'où notre surprise lorsque nous sommes remontés aux origines de ce titre, mais ça, c'est pour demain. 

Croyez-le si vous le voulez, mais dans le même lot de disques achetés une bouchées de pain, se trouvait également un best of d'Esquivel, le fou furieux compositeur, musicien et arrangeur mexicain et sa version toute personnelle... de "Temptation", qui nous demanda de nombreuses écoutes avant de comprendre qu'il s'agissait bien du même titre. 

Si un morceau est suffisamment élastique pour se prêter aux délires de chefs d'orchestre venus de l'espace, ne peut-on pas en conclure qu'il mérite définitivement notre attention ? Et ça tombe bien puisque nous allons nous laisser tenter jusqu'à vendredi. 

samedi 3 mars 2012

C'est samedi : soyons musical !


Il nous a semblé évident, pour notre premier samedi d'absence, de vous faire également voyager et qui de mieux pour cela que le roi de la Space age pop, l'empereur du lounge : Juan Garcia Esquivel, mieux connu sous le nom de "Esquivel !", dont le point d'exclamation final force l'admiration et le respect.

Né à Tampico au Mexique, Esquivel ! va littéralement révolutionner la musique d'ambiance à la fin des années 50 en mélangeant jazz, pop et musique latine, dans des albums utilisant comme il avait rarement été fait avant toutes les possibilités de la stéréo. Si un morceau d'Esquivel ! commence dans votre écouteur gauche, sachez qu'il n'y restera pas longtemps et fera tant d'allers et retours entre vos deux oreilles qu'il vous laissera pantois mais comblé.



Très grande star des années 60, on pouvait généralement apercevoir Esquivel ! et son orchestre à Las Vegas où ils furent régulièrement en première partie de Frank Sinatra. Il est déjà spectaculaire de l'entendre, nous ne pouvons qu'imaginer le choc vraisemblable que devait être, en plus de le voir.

De nombreux instruments entendus sur ses disques restant très mystérieux, agitait-il de grandes couscoussières ou pincait-il des chambres à air alors que ses choeurs chantaient "zu zu" ? Le mystère demeure.



Premier ressuscité lors du revival "lounge" du début des années 90, on a depuis pu entendre Esquivel ! partout. Nous vous proposons aujourd'hui de remonter en 1958 afin de partir à l'assaut de l'espace. L'album "Other worlds other sounds" est d'une suavitude infinie, que vous pourrez apprécier selon la liste de lecture ci-dessus.



Et pour télécharger tout cela au format zip vous savez comment faire. Bon voyage...

dimanche 18 décembre 2011

Et maintenant dansons !



La touche Brazil sans laquelle un dimanche n'est pas vraiment suave. En plus il y a des clochettes. C'est Noël.