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vendredi 21 juillet 2023

Le trio du jour.




 








Parce qu'à trois, c'est aussi bien qu'à deux, sinon mieux, Soyons-Suave est heureux de vous montrer la différence entre la préproduction, le tournage et la promotion d'un film. 

lundi 29 avril 2019

La fin du Quizz de Marianne.























Il va sérieusement falloir que nous trouvions le moyen d'enregistrer certaines phrases et de les associer à un raccourci clavier, tant nous sommes parfois amenés à nous répéter. Un chose est certaine, si nous parvenons à résoudre cette petite manipulation informatique, notre premier enregistrement sera "Vous êtes si forts !" car vous l'êtes, suaves visiteurs, plus qu'hier et moins que demain. 

Célébrons donc Nina, qui voit son nom en noir sur gris cette semaine sur nos pages, pour avoir, sans hésitation, reconnu l'énigmatique et musicale Romilda Villani, lors du défilé Dior où elle accompagnait sa fille Sophia et où, comme nous l'avons découvert avec émotion se trouvait également Kranzler. Le monde est un village et Soyons-Suave une grande famille. Nina, nos félicitations les plus sincères. 


























Profitant d'une fête des mères qui ne saurait tarder, admirons sans complexe Sophia Loren et sa mère, Romilda donc, pianiste émérite et aspirante comédienne qui éleva seule ses deux filles en ouvrant dans le salon de la maison de la grand-mère un café que fréquentait après-guerre les soldats américains. 

Fille mère de deux filles à 20 ans (horreur), voulant fouler les planches (horreur bis), Romilda vécut finalement la célébrité par l'intermédiaire de son aînée quand la cadette épousait un des fils de Mussolini amoureux de jazz. 

Mais ce qui nous a toujours fasciné chez maman Loren, c'est le fait qu'elle remporta en 1932 le concours organisé en Italie du plus convaincant sosie de Greta Garbo, sponsorisé par la MGM et dont le premier prix était un bout d'essai pour la firme hollywoodienne. Grand maman disant non, Romilda resta en Italie, rencontra un ingénieur vaguement marquis qui lui fit deux filles et refusa de l'épouser. On connait la suite. 




































Il est bien sûr émouvant de découvrir que lors d'une séance photo dans les années 80, Sophia rendit hommage à sa mère en devenant à son tour la Divine. 

Cette photo est pourtant perdue au milieu des dizaines de clichés d'apprenties Garbo qui se dirent un jour qu'elle possédait un air vaguement suédois et tentèrent de faire revivre le Sphinx venu du froid. 

Si l'Histoire a conservé les prises de vue, elle a souvent oublié le nom des imitatrices. Nous nous demandons par exemple ce qu'ont bien pu devenir ces deux jeunes femmes assez ressemblantes, il faut le dire... Il semblerait, hélas, que personne ne le sache...  


lundi 9 janvier 2017

Le Brushing du jour.


































Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette sept cent soixante dix huitième édition, Isabelle Huppert présente le modèle intitulé "I won !", également appelé dans certains salons "Roux power". 

lundi 6 février 2012

La fin du Quizz de Claire.


Suaves visiteurs et amis, nous adorons le Quizz, les surprises qu'il entraîne, les réponses qu'il suggère : c'est, chaque lundi, un plaisir renouvelé. Et quand, en plus, il permet l'entrée en scène d'un outsider, le frisson est à son comble. Notre belle défigurée de la semaine dernière était bien Charlotte Rampling et ce sont 8 nouvelles lettres à ajouter au Panthéon des pourfendeurs de mystères qui l'ont démasqué : Marianne, à qui nous souhaitons la bienvenue et accueillons d'une holà collégiale.

Marianne, voyez votre nom en noir sur gris sur Soyons-Suave cette semaine et recevez nos félicitations les plus sincères. Vous êtes ici chez vous et s'il vous semble que vos nouveaux collègues sont un brin chafouin, cela ne durera pas. D'ici peu, ils seront vos amis... en fait ce sont déjà vos amis.


En 1979, le photographe Olivier Giraud demandait au gratin parisien et vaguement international de grimacer devant son objectif : il en tirera "Grimaces de stars", objet hautement collectionnable aujourd'hui et dont le prix varie d'une quarantaine à parfois plus d'une centaine d'euros.






Les clichés du recueil, assez réjouissants, montrent qu'on avait de l'humour en 79 et qu'il existe des degrés dans l'art de la grimace. Si Isabelle Huppert, Bernard Blier ou Claudia Cardinale se défigurent joyeusement, Isabelle Adjani ne semble qu'anticiper de futures interventions et elle n'est pas loin, aujourd'hui, de ressembler à celle qu'elle exagérait alors.

Quid de Charlotte ? Elle est de loin celle qui inspira le plus l'objectif de Giraud, nous offrant des photos très éloignées de sa perfection habituelle.





Si Charlotte Rampling est, depuis des mois, engagée dans d'âpres discussions concernant les avantages d'avoir une mutuelle, souvenons-nous qu'elle fut et demeure, quand elle n'est pas en table ronde, une actrice hautement expérimentale, promenant un air d'indifférence polie qui prouve, en fait qu'elle n'a peur de rien.

Charlotte a posé nue, souvent, elle a été surexposée, floutée, dédoublée, déguisée et elle est toujours restée suave. Illustrations :




Doit-on s'étonner qu'il existe finalement assez peu, voire pas du tout, de photographies montrant une Marlène, une Lana, une Marilyn ou une Joan Crawford grimaçantes ? On peut le regretter mais cette absence est assez logique : quel aurait été l'intérêt de défigurer des incarnations de la perfection ?

Qui put donc se permettre un peu d'auto-dérision ? Des personnalités comiques, beaucoup plus accessibles ou incarnant le "cool" : en fait, "je grimace car je ne suis pas dupe du système dont je me moque". Martha Raye en a fait une carrière, Carmen Miranda fut une hyperbole en mouvements quant aux jeunes acteurs de la Méthode, la grimace fut obligatoire. Et avec Marlon Brando c'est pratique puisqu'elle vient même déjà encadrée.







Ce ne sera pas une surprise mais c'est à Faye Dunaway que nous devons ce qui est peut-être notre visage grimaçant préféré au monde, juste derrière celui de Glenn Close quelque part vers la fin de "Liaison fatale".


Le regard se fige, les yeux de croisent : plus de trente ans plus tard, nous ne nous en lassons pas, ce qui doit être, enfin d'après notre humble avis, le critère absolu d'une grimace réussie.