Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette neuf cent quarante neuvième édition, Candice Bergen présente le modèle intitulé "La Coupole".
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mercredi 10 avril 2019
vendredi 18 janvier 2019
La question suave du jour : comment va Candice Bergen ?
Si l'on ne s'en tient qu'aux faits, ce n'est, à priori, pas une période très rigolote pour Candice Bergen dont la série "Murphy Brown", de retour après une absence 20 ans, vient d'être annulée par CBS et qui est repartie bredouille des Golden Globes où elle était en piste pour le prix de la meilleure comédienne.
Si on ajoute qu'à 72 ans, les rôles se font plus rares et que sa dernière apparition sur les écrans était dans "Book Club" avec Jane Fonda qui a connu un gentil petit succès sans pour autant aller jusqu'à parler d'accueil délirant, on se dit donc : sale temps pour Candice.
Et pourtant, lorsqu'on jette un oeil sur le compte Instagram assez surprenant et souvent désopilant de l'actrice, on se rend compte que finalement tout va bien et que Candice Bergen est en grande forme, principalement pour une raison toute simple : elle semble se moquer de pratiquement tout, d'elle-même d'abord, du cinéma, de la célébrité et des critiques, du mauvais temps et même de ce qu'on attend d'elle.
Continuant sereinement sa carrière, flamboyante à la fin des années 60 et tout au long des années 70, un peu moins présente depuis la mort de Louis Malle, certes, mais heureuse et très fusionnelle avec sa fille Chloé, Candice Bergen fait en gros ce qui lui chante et le plus souvent cela rime avec n'importe quoi.
Depuis 2016, Candice a même lancé une petite entreprise appelée "Bergenbags", née à la suite d'un malentendu : sa fille lui ayant demandé de peindre quelque chose sur un de ses vieux sacs Vuitton et étant ravie du résultat, elle a publié la photo du sac en question, déclenchant une avalanche de demandes du type "Moi aussi j'en veux un !".
Cela fait donc presque trois ans que Candice peint de vieux sacs de marque, pour la somme unique de 1000 dollars, qu'elle reverse aussitôt à des œuvres de charité. Et lorsqu'on parle de votre activité dans Vanity Fair ou Vogue, forcément, cela fait de la publicité.
C'est un peu naïf, certes, souvent animalier et assez enfantin mais tout le monde est content, les gens d'avoir un sac peint par Candice Bergen et les associations caritatives pour les fonds qui arrivent miraculeusement des ventes.
Et bien entendu la plus heureuse dans l'histoire est Candice, ravie de ce petit succès familial puisque c'est Chloé qui gère l'entreprise. ET comme en plus Candice n'oublie pas d'être toujours élégante et toujours politiquement incorrecte, cela fait en plus de jolies photos.
En fait, Candice Bergen va très bien et on est bien content.
lundi 9 octobre 2017
lundi 2 octobre 2017
17 fois Cécile Cassard ?
Non, 17 fois Cécile Cassard, ce serait trop. Contentons-nous de 7 fois un invité au bal Noir et Blanc de Truman Capote à l'hôtel Plazza en 1966, ce sera déjà hautement satisfaisant.
Et souvenons-nous aussi qu'il fut organisé en l'honneur de Katharine Graham ce dont, y compris à l'époque, personne n'avait absolument rien à faire. Truman included...
lundi 15 mai 2017
La fin du Quizz de Nina.
Un peu comme te regarder est une joie et une souffrance, le lundi férié est une plaie et une bénédiction, surtout lorsque nous décidons de cette aubaine pour nous éclipser sur la pointe des pieds pour un weekend prolongé. Voilà donc pourquoi nous ne découvrons qu'aujourd'hui la solution au Quizz du 10 avril (si si) et célébrons la victoire de Ivan, imparable et définitive puisque oui, il s'agissait bien d'Elle MacPherson dans "The mirror has two faces"
Ivan, qui prouvez que la barrière de la langue n'en est pas une dès lors qu'il s'agit de pourfendre les photos mystérieuses, voyez votre nom cette semaine en noir sur gris sur nos pages. Recevez nos plus sincères félicitations et permettez que nous lancions un "Olé". Comme ça. Pour le plaisir.
Sorti en 1996, "The mirror has two faces" alias "Leçons de séduction" était la troisième réalisation de Barbra Streisand après "Yentl" (Papa can you hear me ?) et "Le prince des marées" et on peut se demander si son relatif échec, ou son succès modéré n'est pas une des raisons qui fait que 21 ans plus tard, nous attendons toujours un quatrième film signé du rossignol new-yorkais ou de la glotte de Brooklyn.
Nous n'avons plus à proclamer ici-même notre amour pour Barbra. Et qu'il ait résisté à cette comédie très légèrement inspirée du "Miroir à deux faces" de Cayatte avec Michèle Morgan et Bourvil et à la tentative pratiquement désespérée de Barbra de prouver qu'elle pouvait être une bimbo américaine nous surprend encore aujourd'hui.
Car par amour pour Jeff Bridges, Barbra délaissait les chignons et les lunettes et goûtait aux joies des lentilles et du balayage ( et du décolleté) alors que depuis 30 ans, elle incarnait la révolte face aux diktats esthétiques. Avoir conservé ce nez, ce strabisme, ces dents non alignées, c'était donc une blague. Barbra secrètement voulait être Farrah Fawcett.
Il était ironique qu'au début du film, Jeff Bridges s'interroge sur sa relation avec Elle MacPherson pour finir amoureux fou de Barbra qui écrasait donc de sa beauté la femme aux courbes parfaites et aux 180 000 couvertures de magazines. Le rôle d'Elle MacPherson lui permit en tout cas, même en 2 minutes, de montrer qu'elle était surtout faite pour les podiums.
Il doit être écrit quelque part que tout top-model qui se respecte doit, un jour, se dire qu'elle est en fait une actrice qui s'ignore et tenter l'aventure cinématographique de manière généralement calamiteuse. Naomi, Cindy, Claudia pleurent encore en repensant à leurs tentatives et reconnaissons qu'avec une dizaine de films et une saison de "Friends", Elle MacPherson est celle qui s'en est le mieux sorti. La preuve est qu'elle a tout de même tourné avec Judith Godrèche.
En fait, un mannequin célèbre ne peut pas réussir la moindre carrière en dehors des défilés et des shootings, cela n'est possible que si elle est débutante et d'une notoriété très relative, c'est à dire qu'on ne peut la voir que loin de son pays d'origine ou dans des catalogues de ventes par correspondance. Ce ne sont pas là des paroles en l'air. Nous avons enquêté. Illustrations :
Candice Bergen, Cybill Sheperd, Kim Basinger, Charlize Theron et Joanna Lumley n'ont jamais été Linda Evangelista. Elles ont été de charmants modèles qui ont vite abandonné leur première occupation.
Alors bien sûr il y a Lauren Hutton. Mais il y a aussi Cara Delevingne. "Paper Town" ? Quelqu'un ? Et vivement le Valerian de Besson...
Et d'ailleurs Joan Crawford aimerait récupérer ses sourcils.
lundi 10 avril 2017
La fin du Quizz de Céline.
Nous ne sommes pas mécontents de voir Nina triompher, non que nous ayons des préférences, ce qui ne serait pas suave, mais parce qu'elle va pouvoir nous expliquer l'intrusion de "bite" dans sa réponse, une mention toujours mystérieuse à ce jour.
Parce qu'en VF ou en VO, "Sweet home Alabama" et "Fashion victim" sont désespérément vierges de ces quatre lettres, mais accueillent Candice Bergen qui retrouve donc sa dignité. Nina, voyez votre nom en noir sur gris sur nos pages cette semaine et méfiez-vous : Céline et Bruno aiguisent leurs cellules grises dans l'ombre. Et bien entendu : bravo, hourra, felicidades.
Sorti sur les écrans en 2002, "Fashion victim" ne révolutionna, ni le monde fabuleux des affiches de films, ni celui encore plus incroyable du cinéma, en se contentant d'être une comédie romantique de plus mais avec en haut de son générique, Reese Witherspoon, dans un rôle qu'aurait sans doute tenu Doris Day si "Sweet home Alabama" avait été réalisé en 1965.
S'il est tout à fait possible de n'avoir aucun avis particulier sur cette comédienne aujourd'hui âgée de 41 ans, et que certains envisagent encore comme une Sarah Michelle Gellar qui n'aurait pas fait de télévision, on peut jeter un oeil à la série "Big little lies" et se surprendre à penser qu'elle n'est pas inintéressante, loin de là.
Il est surtout possible qu'elle n'ait strictement rien à faire de ce que nous pensons d'elle. Un Oscar, une société de production, une ligne de vêtements et d'accessoires de décoration. La vie est douce pour Reese.
Sorti sur les écrans en 2002, "Fashion victim" ne révolutionna, ni le monde fabuleux des affiches de films, ni celui encore plus incroyable du cinéma, en se contentant d'être une comédie romantique de plus mais avec en haut de son générique, Reese Witherspoon, dans un rôle qu'aurait sans doute tenu Doris Day si "Sweet home Alabama" avait été réalisé en 1965.
S'il est tout à fait possible de n'avoir aucun avis particulier sur cette comédienne aujourd'hui âgée de 41 ans, et que certains envisagent encore comme une Sarah Michelle Gellar qui n'aurait pas fait de télévision, on peut jeter un oeil à la série "Big little lies" et se surprendre à penser qu'elle n'est pas inintéressante, loin de là.
Il est surtout possible qu'elle n'ait strictement rien à faire de ce que nous pensons d'elle. Un Oscar, une société de production, une ligne de vêtements et d'accessoires de décoration. La vie est douce pour Reese.
La curiosité de "Fashion victim" vient incontestablement de la présence de Candice Bergen dans le rôle de la mairesse de New York, peu décidée à laisser son fils unique, interprété par Patrick Dempsey, épouser une plouc originaire de l'Alabama.
Pour ceux auxquels cela avait échappé depuis 1988 et le début de la formidable série "Murphy Brown" qui la rendit très très riche, Candice Bergen montrait qu'elle était drôle, et même très drôle, un talent bien caché au début de sa carrière cinématographique, sans doute éclipsé également par des années d'activisme politique qui lui permirent par exemple, à la suite d'une action contre le capital à la fin des années 60, de faire fermer la bourse de New York.
Fille de star (son père était l'un des plus célèbres ventriloques américains), star elle-même, mannequin recherché dans les années 60, Candice devint un peu française lorsqu'elle épousa en 1980 le réalisateur Louis Malle.
Effondrée après son décès en 1995, elle épousera tout de même en 2000 un riche entrepreneur avec lequel elle aime égayer les tapis rouges, un peu plus charpentée que dans nos souvenirs mais elle s'en fiche. "Ma grande passion depuis que j'ai 60 ans, c'est la nourriture. Je suis grosse et je m'en moque totalement" expliquait-elle dans son autobiographie. Grosse est, vous en conviendrez, un concept fort relatif à Hollywood.
Puisque nous nous demandions ce que Candice devenait, il est assez amusant de découvrir qu'en 2014, c'est à dire avant-hier, elle tenait la vedette à Broadway d'une reprise de "Love letters" de A. R. Gurney, LA pièce que pratiquement tout le monde a joué, en partie parce qu'elle repose sur la lecture d'une correspondance entre deux personnages et permet donc, peu de moyen, peu de préparation et zéro mémorisation.
Néanmoins, nous ne demandions qui exactement s'était illustré dans "Love letters" mise à part Elizabeth Taylor qui nous donna l'impression de passer les dernières années de sa carrière à interpréter la pièce "Forty Carats" pour un temps limité dans des théâtres prestigieux. Eh bien vraiment tout le monde comme indiqué ci-dessus : vedettes un peu oubliées et personnalités de la télévision, véritables couples et anciens amants, stars d'un jour et stars de toujours. C'est étourdissant.
Depuis le mois de janvier, Jean Piat et Mylène Demongeot se livrent à l'exercice de lecture avec doubles foyers à la Comédie des Champs Elysées. Il est pratiquement certain que nous n'aurons pas le temps d'y aller.
C'est moche.
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