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mercredi 14 décembre 2016

Et maintenant dansons !



Non... on ne peut pas dire que la voix de Patty Duke était insupportable... juste manquant peut-être un peu de musicalité ? 

lundi 25 janvier 2016

17 fois Cécile Cassard ?



























Non, 17 fois Cécile Cassard ce serait trop. Contentons-nous de 7 fois Sharon Tate dans "La Vallée des poupées", ce sera déjà hautement satisfaisant. 


dimanche 21 octobre 2012

Et maintenant dansons !



La touche Brazil sans laquelle un dimanche n'est pas totalement suave était cachée au creux d'un des films les plus suaves jamais réalisés... On trouve de ces choses, tout de même, dans les armoires à pharmacie. 

lundi 7 mai 2012

La fin du Quizz de 20100



Nous y avons cru, nous avons tout fait pour mais vous êtes décidément trop forts : le Quizz de 20100 que nous pensions insubmersible s'est révélé être le Titanic des photos mystères, coulé en quelques minutes par un iceberg du nom de Bruno. Notre jeune et souriante cycliste était bien Patty Duke, accompagnée en tandem par Frank Sinatra Jr et il fallait être définitivement adapte du vélo ou inconditionnel de Patty pour le deviner.

Bruno, après des semaines d'envois de Quizz désintéressés, vous voilà enfin et de nouveau sur la plus haute marche. Il va falloir que nous replongions dans nos archives pour publier le palmarès du Quizz depuis sa création : nos vainqueurs historiques ont sans doute quelques soucis à se faire. Vous voyez donc, cher gagnant, votre nom en noir sur gris sur Soyons-Suave. Félicitations.Champagne. Suavité.




Si vous êtes choqués de découvrir que Patty Duke n'est jamais apparue sur Soyons-Suave, mettez cela sur le compte d'une erreur de jeunesse. L'un de nos premiers posts fut consacré à "La vallée des poupées" et nous ne pensions pas alors que nous aurions, un jour, sérieusement besoin d'un index précis pour nous y retrouver. Nous étions mal organisés en juin 2009. Peut-être. Mais déjà suaves, cela est certain.

Patty Duke semblait pourtant prédestinée à devenir héroïne récurrente de nos pages. Les trois clichés ci-dessus témoignent du choix dont nous disposions pour le Quizz. Naturellement, deux d'entre eux étaient tirés de "Valley of the Dolls", sur lequel nous serons sobres, tant les mots se bousculent dès que nous l'évoquons. Chef d'oeuvre ? Icone ? Monument ? Prodige ? Orgasme ? Oui, et bien plus encore.




Si aujourd'hui Patty Duke peut évoquer son interprétation de Neely O'Hara dans le film de Mark Robson de 1967 adapté du roman de Jacqueline Susann, et le faire avec une ironie réjouissante, ce ne fut pas toujours le cas. Après tout "La Vallée des poupées" ruina sa carrière cinématographique : elle ne tourna que 10 films par la suite. En 40 ans, c'est peu.

Tout avait pourtant bien commencé pour celle qui naquit Anna Duke en 1946 et fut en 1962, à 16 ans, la plus jeune comédienne à recevoir un oscar, celui de la meilleure actrice dans un second rôle pour l'adaptation d'une pièce qu'elle avait joué pendant 2 ans à Broadway, "The miracle worker".



Patty Duke avait en fait débuté à l'âge de 4 ans dans des publicités, poussée par une famille d'accueil à laquelle sa mère dépressive et son père alcoolique l'avaient confiée. Les Ross, sorte de Thénardier du show-business, vont s'occuper de sa carrière jusqu'à sa majorité et le premier choix "libre" de Patty sera "la Vallée des poupées" dont l'échec personnel (alors que le film sera un immense succès) s'explique en partie parce que, pendant 3 ans avant cela, de 1963 à 1966, elle sera la énième petite fiancée de l'Amérique dans le "Patty Duke show".





Il est impossible aujourd'hui de regarder le "Patty Duke show" sans une piqûre d'insuline, série plus que gentillette qui marqua cependant suffisamment les esprits pour que personne n'accepte de voir Patty se livrer à tous les excès (drogue, sexe, alcool, cabotinage de très haut vol) dans "Valley of the dolls".

L'ironie de cette situation (n'oublions jamais à quel point la vie est cruelle et paradoxale...) est que, dans la réalité, Patty était Neely O'Hara, sous cachets depuis ses 15 ans, boulimique, alcoolique et surtout dépressive et si fragile psychologiquement qu'elle expliquera avoir traversé 15 ans de son existence sans réellement savoir ce qu'il se passait. Dans les années 80 elle sera officiellement déclarée bipolaire et racontera son chemin de croix dans deux best-sellers qui lanceront la mode des confessions intimes chez les stars.




Très engagée dans la lutte contre les maladies mentales et, de façon plus altruiste, porte-parole du site gouvernemental de la sécurité sociale (?!) qui a choisi Star Trek comme thème de campagne (re ?!), Patty Duke va trouver à la télévision un foyer qui va faire d'elle la reine des mini-séries et des téléfilms ambitieux. "Patty Duke show" pour les nostalgiques et "Vallée des poupées" pour les gens suaves mis à part, c'est à ce titre qu'elle est encore connue aujourd'hui, déclarée en 2000 l'une des personnalités les plus influentes de la télévision.

Mais Patty Duke est également une maman et avouons que c'est une facette de sa personnalité qui nous plait particulièrement.


Officiellement, Patty Duke a deux fils, tous deux comédiens, Sean et Mackenzie Astin de son troisième mari, John Astin. Officieusement, Patty Duke a deux fils, tous deux comédiens, Mackenzie de son troisième mari, John Astin et Sean, né d'une relation hors mariage avec Desi Arnaz Jr, fils de Lucille Ball. En réalité (et la chose est simplement officielle depuis 1994 et un test de reconnaissance en paternité), Patty Duke a deux fils, Mackenzie, de son troisième mari John Astin et Sean, de son deuxième mari Michael Tell avec lequel elle resta marié pendant 13 jours en 1970.

Rappelons qu'à cette époque, Patty Duke prenait des drogues.




Si Mackenzie nous est un peu inconnu alors que c'est un acteur assez demandé à la télévision US, la terre entière connait Sean Astin, pour la simple raison qu'il fut l'un des héros des "Goonies" et surtout parce qu'il incarna Sam dans la trilogie du "Seigneur des Anneaux".

Patty Duke jouit aujourd'hui de la sérénité des gens qui n'ont plus rien à prouver. Sous lithium depuis des années, elle est enfin sereine et peut rire d'elle-même et, sans souci, accepter les témoignages d'affections que lui envoient quotidiennement les fans de "La vallée des poupées" ainsi que ses amis à quatre pattes.



Elle n'hésite pas enfin à se joindre aux fêtes de quartier où elle n'oublie jamais d'apporter son Oscar. Chose encore plus suave : elle le prête, ne serait-ce que pour une photo. La jeune femme resplendissante sur le cliché ci-dessus déclarait en commentaire sur son blog qu'elle n'aurait jamais imaginé, non seulement pouvoir un jour prendre Patty dans ses bras mais surtout qu'un Oscar pouvait être si lourd.

Celui de Patty fut effectivement un peu pesant à porter mais elle a survécu. Avec grâces. Patty Duke est une femme Soyons-Suave.

lundi 29 juin 2009

Entre deux prises, je deviens polyglotte.



Pour en finir avec "La Vallée des Poupées", sur le tournage, Barbara Perkins se cultive.

Un peu de musique avec La Vallée des Poupées.

Puisque Soyons-Suave commence à prendre un certain rythme, il est grand temps d'envisager un premier post sérieux et conséquent sur cet Himalaya de la culture suave qu'est "La vallée des poupées". Et si vous connaissez cet hymne à la suavitude, sorti sur les écrans en 1967 d'après le roman de Jacqueline Susann, pas d'inquiétude, il ne sera en rien question ici d'une énième analyse des morceaux de bravoure, nombreux, de ce film parmi les plus commentés sur le net.



Il est simplement tentant d'essayer de comprendre pourquoi "La Vallée des poupées" séduit autant. Parce que, quand on y regarde à deux fois, il s'ouvre tout de même sur des paroles énigmatiques : "Vous devez escalader le Mont Everest pour atteindre la Vallée des Poupées..."; il est interprété, de la part de ses trois actrices principales, Patty Duke, Barbara Parkins et Sharon Tate, de façon relativement expérimentale; il ne permit pas à Judy Garland de tenir un dernier grand rôle au cinéma puisqu'elle fut renvoyée au bout d'une semaine et remplacée par Susan Hayward; et, dernier exemple parmi tant d'autres, il évoque, à intervalles réguliers, des sujets assez suaves tels que le cancer du sein, les maladies génétiques mortelles et mystérieuses sautant une génération et la lutte contre la fibrose kistique !

Et pourtant c'est un film qu'il est doux de chérir.

Alors bien sûr, on peut se tourner vers ses multiples facettes pour tenter de percer son mystère : c'est un mélodrame flamboyant, c'est un défilé de mode, c'est un film de femmes, c'est un documentaire sur les ravages de la drogue, autant dire que chacun peut y trouver quelque chose. Mais c'est aussi un film musical et on touche peut-être là du doigt un des éléments majeurs qui font de "La Vallée des Poupées" un classique, dans la catégorie prestigieuse des films tellement mauvais qu'ils en deviennent géniaux.

C'est au couple Dory et André Prévin que revint le privilège de composer les chansons de "La Vallée des Poupées" et premier signe intéressant, ce sera là leur dernière collaboration. Un an plus tard, André quittait Dory pour Mia Farrow, enceinte de lui et Dory entra dans un sanatorium pour dépression pendant presque deux ans, ce dont elle était assez coutumière. Sans être des superstars de la musique, ils pouvaient se vanter, pour André, de 13 nominations aux Oscars et 4 statuettes, pour les musiques de "Gigi", "Porgy and Bess", "Irma la douce" et "My Fair Lady" et pour Dory de quelques nominations également et de nombreuses paroles de chansons enregistrées par Doris Day ou Frank Sinatra. Donc tout sauf des amateurs.


La très énigmatique Dory Prévin.

Pourtant, les cinq chansons qu'on peut entendre dans "La Vallée des Poupées" sont dans le meilleur des cas étranges, au pire franchement surréalistes. Explications.

"Theme from "Valley of the Dolls"




S'élevant pendant que le générique apparaît après un prologue situant le personnage d'Anne Welles que joue Barbara Perkins, cette première chanson est interprétée par Dionne Warwick dont le nom aurait été soufflé par Barbara Perkins elle-même, grande admiratrice de la chanteuse, pour l'interpréter. Les paroles plongent immédiatement le spectateur dans un état assez proche de la dépression : "Est-ce un rêve, suis-je ici, où es-tu, qu'il y a-t-il au-delà du ciel, pourquoi pleurons-nous, je dois partir, je dois m'échapper de ce manège de chevaux de bois". Et si la signification du refrain laisse perplexe, mais après tout il s'agit d'un film sur les abus de stupéfiants, ce qu'on voit à l'écran au même moment est assez guilleret : Anne vient de quitter la Nouvelle-Angleterre pour New-York, elle est pensive à la fenêtre du train et regarde... des parkings, des cimetières et des rangées de containers. Le ton est donné : nous ne sommes pas là pour rigoler.



Pour des questions de contrat avec sa maison de disques, ce n'est pas Dionne Warwick qu'on peut entendre sur la bande originale du film, meilleure vente de disques pendant 6 mois mais Dory Prévin elle-même, inaugurant ainsi sa future carrière de chanteuse très dépressive ( écoutons pour nous en rendre compte le très enlevé "je suis née sans main gauche" enregistré en 1972 sur l'album "Mary C. Brown and the Hollywood Sign" où il est également beaucoup question de suicide).

Et ce détail est assez caractéristique de "La vallée des Poupées" où ceux qu'on voit chanter ne sont jamais ceux qu'on entend et encore moins ceux qui ont gravé la chanson sur disque.


"Give a little more"


A peine arrivée à New-York, Anne Welles, toute de taupe vêtue (ce qui fait qu'elle disparaît régulièrement dans le décor généralement marron/beige) est embauchée par un cabinet d'avocats spécialisé dans le show-business qui l'affecte aussitôt à une perilleuse mission : aller faire signer son contrat à Helen Lawson, le dragon de Broadway, joué par Susan Hayward dans un rôle inspiré d'Ethel Merman, institution de la comédie musicale US. Entrant dans les coulisses, Anne est attirée par une douce mélopée : il s'agit de Patty Duke alias Neely O'Hara, répétant son unique chanson du show qui va faire d'elle une star. L'ensemble est assez statique, Patty est assise, en collant et pull rayé et déclare : "Mon ami, tu as découvert qui tu étais vraiment, avec un cafard que tu ne peux ignorer, alors rappelle-toi, mon ami, de donner un petit peu plus".

Nous saurons, deux scènes plus loin, qu'il s'agit, d'après elle, de la meilleure chanson du show, ce qui laisse perplexe sur toutes celles qu'on n'entend pas. C'est en fait à elle qu'on aimerait donner "un petit peu plus" puisqu'elle chante avec un pull orné d'un très joli trou au niveau du sein gauche (droit à l'écran). Le regard que lui lance Anne, apercevant sans doute l'accroc, est sans appel : elle est outrée.


Ce n'est pas Patty Duke qui chante mais Gail Heideman qui la double, ce qu'elle aurait du continuer à faire lorsque Patty eut l'idée étrange d'enregistrer elle-même les chansons du film sur un album entier, montrant au monde qu'elle possède ce qu'on reproche d'ailleurs à son personnage lors de son escapade à San Francisco : une voix de grenouille.



"It's impossible"


Renvoyée du show qui devait faire d'elle une star par la très méchante Helen Lawson, Patty Duke/Neely O'Hara ne reste pas longtemps sans activité puisque l'avocat pour lequel travaille Anne lui fait parvenir la partition d'une chanson qu'elle va devoir chanter le soir même lors d'un téléthon à la télévision. Ce titre porte bien son nom puisqu'il est "impossible" à chanter, une étrange mélodie qui monte, monte, monte pour n'aller nulle part, en tout cas pas au refrain que tout le monde attend et qui n'arrive jamais. Il y est en gros question d'"être une ratée, de ne pas réussir car c'est impossible dans ce monde mais c'est peut-être le jour alors si tu me le dis, moi je dis oui".

Autant le dire, il s'agit d'un des deux grands morceaux d'anthologie musicale de "La Vallée des Poupées", tout d'abord parce que Patty Duke chante, en permanence encadrée par des panneaux proclamant "Luttons contre la fibrose kistique" et que l'accessoiriste a eu l'idée ingénieuse d'accessoiriser sa tenue de deux colliers qui se balancent tout au long du morceau jusqu'à ce qu'ils se séparent et se mettent à entourer délicatement chacun de ses seins. Un appel à l'arrêt sur image. Et grâce à cette prestation, Neely devient enfin une star.




"Come live with me"


Rendons à Cesar, c'est la seule fois dans le film qu'un acteur chante vraiment et c'est donc Tony Scotti que nous félicitons pour son organe, qu'il n'utilisera guère souvent, il préfèrera se consacrer à une carrière de producteur et accessoirement il épousera Sylvie Vartan. Pour fêter son triomphe lors du téléthon, Patty/Neely se rend dans le dernier night-club à la mode où se produit Tony Polar, Tony Scotti donc, qui se lance dans ce qui semble être son grand succès et qui nous explique que : " l'amour est une fleur qui ne vit qu'une heure, puis se fâne et meurt. Quel est donc la récompense ? Pardonne-moi mon amour si je me moque de l'amour mais j'ai essayé d'aimer aussi je te dis : viens vivre avec moi, juste pour un moment". Prémonition ? Tony découvrira, après avoir épousé Sharon Tate qui incarne Jennifer North, la showgirl sans talent et qui ne possède qu'un corps, que ses jours sont comptés, il finira dans un centre de soins, atteint d'une mystérieuse maladie dégénératrice.



Si la chanson est étrange, c'est à dire en plus des paroles assez confuses quant au message qu'elles délivrent, c'est que Tony chante surmonté d'un lustre dont les tiges ressemblent au micro qu'il tient fermement en main. Mais ce qui est le plus étrange, ce sont les plans de coupe sur une femme mystérieuse, attablée dans le coin le plus improbable de la salle ( l'entrée des toilettes, de la cuisine, des loges ?), imperturbable, jusqu'à ce qu'on découvre qu'il s'agit de la soeur de Tony, Myriam, extraordinaire Lee Grant qui semble traverser le film comme si elle était sur scène dans Phèdre. Autant d'éléments qui dissuaderait n'importe qui d'aller justement vivre avec Tony, "même pour un moment".


"I'll plant my own tree"


Pour la dernière chanson du film, alors que seulement 30 minutes se sont écoulées, nous touchons au nirvana, à l'essence même de "La Vallée des Poupées". Les trois héroïnes Neely, Anne et Jennifer étant en bonne voie sur le chemin de la réussite (avant de connaître les affres de la drogue et de l'alcool), il ne reste plus qu'à Helen Lawson de nous montrer ce dont elle est capable. Présentée depuis le début du film comme la plus grande star de Broadway, il lui fallait un numéro et une chanson à la hauteur de ce qu'on dit d'elle. La chanson composée par Dory et André sera élue par Entertainment Weekly "pire chanson de film de tous les temps".

Pourquoi est-ce un sommet ? Tout d'abord parce pour sa grande scène in situ, Helen est seule sur scène, enfin presque seule : un mobile façon Calder en plastique multicolore tourne autour d'elle pendant toute la chanson. Il suffit d'ailleurs d'observer la réaction des spectateurs alors que le rideau s'ouvre : ils semblent savoir qu'ils vont assister à quelque chose de... différent. Notons d'ailleurs le visage de la femme en tailleur bleu à droite de l'écran qui exprime quelque chose comme "Mais qu'est-ce que c'est ?"



Pendant son numéro, Susan Hayward est doublée dans le film par Margaret Whiting, ancienne star des années 40 et sur disque par Eileen Wilson, grande doubleuse hollywoodienne.


Margaret Whiting, la voix du film


Eileen Wilson, la voix du disque.

Est-ce parce que cela mènerait quiconque à une sorte de schizophrénie, elle se livre pendant de son numéro à d'étonnantes contorsions qui donnent l'impression que si son buste est dans l'hémisphère Nord, son bassin est déjà dans l'hémisphère Sud.



Mais surtout, il y a les paroles ! Ce pourrait être un sujet de thèse, on pourrait sans doute y passer des années, on y a peut-être passé des années : il est impossible de savoir de quoi il est question dans cette chansons. En anglais ça donne ça :

"I’ll plant my own tree and I’ll make it grow. My tree will not be just one in a row. My tree will offer shade when strangers go by. If you’re a stranger, brother, well so am I. Come tomorrow all that I see is my tree, oh, Lord, what a sight. Let someone stop me and I will put up a fight. It’s my yard so I’ll try hard to welcome friends I have yet to know. Oh, I’ll plant my own tree, my own tree, and I’ll make it grow."

Et en français :

"Je vais planter mon propre arbre et je vais le faire pousser. Mon arbre ne sera pas qu'un arbre dans une rangée. Mon arbre offrira de l'ombre aux étrangers qui passent. Si tu es un étranger mon frère, moi aussi. Que demain vienne, tout ce que je vois c'est mon arbre, oh, Dieu, quelle belle vue. Que quelqu'un m'arrête et je déclencherai une bagarre. C'est mon lopin donc je vais faire mon possible pour accueillir les amis dont je dois encore faire connaissance. Oh je vais planter mon propre arbre, mon propre arbre et je vais le faire pousser."

On comprend donc pourquoi Helen Lawson est une grand star, ce dont Susan Hayward est convaincue puisqu'à la fin de la chanson, transportée, elle laisse sa bouche grande ouverte facilement 15 secondes après que la dernière note ne soit finie.

Finalement, 5 chansons c'est peu, mais dans le cas de "La vallée des Poupées", on peut dire que c'est beaucoup. En tout cas c'est assez. Entre les identités multiples des interprètes, les décors déconcertants, les mises en scène improbables et surtout les paroles très mystérieuses de Dory Prévin, il y a de quoi nous occuper encore longtemps. Et si ça, ce n'est pas suave comme activité...