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lundi 3 février 2014

17 fois Cécile Cassard ? Vraiment ?






































































Non, 17 fois Cécile Cassard, ce serait trop. Contentons-nous de 6 fois une pipe, ce sera déjà hautement satisfaisant. 

vendredi 1 novembre 2013

La question suave du jour : George Cukor était-il un homme à femmes ?





















Quelques courriers reçus récemment nous ont un peu surpris en nous demandant s'il existait un rapport éventuel entre le fait que George Cukor ait été un extraordinaire réalisateur de films de femmes et qu'il ait, par ailleurs, été, dans sa vie privée, particulièrement suave. 

S'il est vrai que le palmarès de Cukor est impressionnant en matière de stars féminines, cette supposition laisserait à penser que seul John Ford, les jambes bien écartées par une masculinité triomphante, était capable de diriger l'également arqué John Wayne, pendant que George, sans doute alangui dans une bergère Louis XVI, pouvait mettre en scène Greta Garbo. 

Mais enfin, suaves visiteurs, un peu de sérieux. 






























Avant de pulvériser ce raccourci quelque peu étrange, rappelons-nous les choses suivantes. Tout d'abord, Cukor a fait l'essentiel de sa carrière à la Paramount, la RKO et à la MGM, trois studios dont la notoriété s'est avant tout construite sur leurs vedettes féminines. 

Réalisateur sous contrat comme des dizaines d'autres, Cukor a donc, mathématiquement, fait tourner beaucoup d'actrices, mais ni plus ni moins finalement que, disons Victor Fleming qui hérita à quatre reprise de Jean Harlow, à deux reprises de Ingrid Bergman et reste l'homme derrière "le Magicien d'Oz". D'accord, il y a "Autant en emporte le vent", Clark et sa moustache mais le tout perdu au milieu de beaucoup de crinolines et de robes en rideaux. 

W.S. Van Dyke est, pour sa part, le réalisateur du premier "Tarzan" de Johnny Weissmuller et de "L'ennemi public numéro 1" mais également celui d'une quantité infinie d'opérettes viennoises avec Jeanette MacDonald. Susurrons pour finir "Marie-Antoinette" avec Norma Shearer...
























Venons-en à présent au point qui nous semble central dans cette question du jour : George Cukor est venu à Hollywood après des années passées à Broadway comme metteur en scène, se spécialisant, après une adaptation remarquée de "Gatsby le magnifique", dans les comédies. 

Ce n'est donc pas par hasard qu'on lui confia pour ses débuts derrière la caméra des adaptations de pièces à succès : ce sera le cas de ses trois premiers film pour la Paramount, pour sa première collaboration avec Katharine Hepburn à la RKO et c'est enfin pour cela que la MGM le débaucha, c'était en 1933 pour "Dinner at eight". 


















Blâmez les auteurs, le public ou les directeurs de théâtre, rien n'y fera : il existe plus de grands textes ou de textes tout court mettant en scène des héroïnes que des héros. Hollywood préférant définitivement les succès aux échecs, c'est encore mathématiquement que George Cukor hérita donc de scénarios adaptés de sujets féminins, satisfaisant ses envies de mise en scène et son amour des dialogues.

Si le western est taiseux et la bande sonore du film de guerre déjà bien chargée en explosions, la comédie sophistiquée a souvent tendance à être bavarde. Que vouliez-vous que George choisisse ?    
























Puisque pour une fois nous invoquons les chiffres afin de solutionner notre problème du jour, terminons comme nous avons commencé. La preuve irréfutable que George Cukor n'était pas qu'un réalisateur de films de femmes mais un grand directeur d'acteurs tout court tient dans ce nombre impressionnant : tout film confondu, les acteurs ayant joué pour lui furent à 25 reprises en compétition pour un Oscar. 

Et si 5 d'entre eux remportèrent la statuette suprême, 3 étaient des hommes (James Stewart dans "Indiscrétions", Ronald Colman dans "Othello" et Rex Harrison dans "My Fair Lady") que vous pouvez admirer, et féliciter ci-dessus. Ingrid Bergman pour "Hantise" et Judy Holiday dans "Comment l'esprit vient aux femmes" sauvèrent l'honneur. Et nous ne préciserons pas que ces 5 films primés étaient tous des adaptations...






















Vous comprendrez donc que nous allons répondre non à la question de ce vendredi, définitivement non. Certes George était suave dans sa vie privée (et cela a fait un temps les belles heures de nos histoires dominicales) mais quel rapport avec sa relation avec ses actrices ?

Et si cette réputation naquit de cette rumeur qui veut que Clark Gable fit, lui-même, renvoyer Cukor du plateau de "Gone with the Wind" parce qu'il craignait qu'il n'accorde trop d'importance à Scarlett, cela confirme simplement ce que nous avons toujours pensé : moustache ou pas, Clark était une chochotte. 

lundi 15 octobre 2012

La fin du Quizz de Dsata.

















C'est bel et bien une salve que nous lançons pour célébrer la victoire de notre Baron préféré, et préféré, pas uniquement parce qu'il s'agit du seul baron que nous connaissons, Charlus, qui illustre une fois encore la devise du Quizz : "la volonté est toujours payante". 

Charlus est d'autant plus méritant que la bataille fut rude. Quelques torses et voilà bon nombre de suaves visiteurs qui perdent la tête. Heureusement, chaque photo mystère va, à présent pouvoir retrouver la sienne.

Baron, toutes nos plus sincères félicitations et voici donc ce qu'il fallait découvrir :

1. Burt Lancaster dans "The Swimmer".














Les indices menaient normalement droit dans la piscine et vers Burt, avec Mark Spitz et un guépard.

2. Clark Gable dans "San Francisco".











On oublie parfois qu'en son temps, Clark ôta sa chemise. Impossible par contre de ne pas penser à "Autant en emporte le vent" dès qu'on mentionne Rhett Butler, d'où le coton et... Gerard Butler. 

3. Tom Cruise dans "Night and day".











Personne n'ayant vu "Night and day" avec Cameron Diaz, il est heureux que Tom ait aujourd'hui un torse reconnaissable entre mille. Les indices étaient "Cocktail" et, une légère honte nous envahit, Souris/Suri. 

4. Gérard Depardieu dans "Les Valseuses".












Valses de Vienne et une certaine idée de la France induisaient, normalement, Gérard dans une scène qui finit avec un certain sentiment d'humiliation pour Patrick Dewaere. 

Nous ne pouvons que vous remercier, tous, pour cette fièvre qui dura plus de 4 jours, et qui recommence ce soir, à 21h. 

vendredi 18 novembre 2011

La question suave du jour : doit-on relancer le foulard noué ?



Les températures rafraîchissant, il va falloir très prochainement songer à nous protéger de l'angine sans pour autant céder aux écharpes qui attendront bien encore quelques semaines avant de faire leur retour. Les degrés encore positifs n'imposant pas non plus le col roulé, une alternative s'impose : le foulard !

Seulement voilà : le foulard, bien sûr mais comment ? En Ascot ? En Lavallière ? Simplement noué ? Commençons déjà par éclaircir ce qui donne lieu à de multiples confusions sur le net et, n'en doutons pas, dans vos esprits embrumés.


Le terme Lavallière, largement galvaudé, désigne une façon de croiser une étroite pièce de tissu à la manière d'un noeud papillon mutant, qui peut rapidement faire anarchiste XIXème siècle ce qui fort drôle puisqu'il fut mis à la mode par Madame de Lavallière, maîtresse de Louis XIV.

Le noeud Lavallière est unisexe mais sera plus long chez les hommes que chez les femmes et de taille ambiguë chez Eleonor Roosevelt.


Avouons-le : la Lavallière est un peu ridicule, surtout lorsqu'on décide de la superposer à un col à jabot. On trouvera donc plus sage de l'oublier, à moins d'être un poète maudit dont la dernière oeuvre vient d'être éreintée dans "le Gaulois".

L'Ascot, traditionnellement porté pour les courses hippiques à... Ascot, est plus proche de la cravate, d'ailleurs il n'est pas rare de le désigner sous le nom de... "cravate Ascot". Là encore, le point de départ est une pièce de tissu, généralement de la soie, que l'on noue de manière savante, sur une chemise col cassé et que l'on termine par une épingle, souvent surmontée d'une perle.


L'Ascot est très élégant mais il impose un gilet, une jaquette et, si possible, la présence de la Reine d'Angleterre, ce qui va un peu trop loin lorsqu'on cherche simplement à protéger ses amygdales en restant suave.

Voilà pourquoi en matière de foulard, on se rabattra sans hésitation sur le foulard noué, simple, efficace, en un mot : débonnaire.


Le foulard noué présente de nombreux avantages. Tout d'abord il se place entre la peau et la chemise et propose donc une barrière efficace au froid, ainsi qu'une douce sensation au niveau du col si on évite de le choisir en jute. Noué sommairement, le foulard peut prendre un air canaille, rabattez un côté en pointe et vous voilà cowboy manoeuvrant les troupeaux.

Si enfin vous optez pour le nouage cravate, il y a de fortes chances pour que vous ressembliez à Cary Grant, ce qui n'est pas le pire qui puisse vous arriver.




Evidemment, certains esprits rétorqueront que le foulard noué peut prêter à confusion et vite faire passer celui qui le porte pour le propriétaire d'un yacht, d'un magazine de femmes nues ou d'un peu trop suave pour être honnête. Nous comprenons la crainte qui se dessine derrière ce dernier point : que le foulard noué ne fasse pas viril !

Balayons cette supposition par une volée d'illustrations chargées en testostérone :






Pas viril Clark ? Un peu féminin George ? Mauvais genre Michael ? Soyons sérieux et dépêchons-nous de relancer le foulard noué ! Et vous savez pourquoi : parce que c'est suave.

mercredi 16 novembre 2011

La question du jour : est-il suave de vieillir au cinéma ?


Le Quizz de la semaine dernière, qui représentait un David Bowie vieillissant de plusieurs siècles en quelques jours dans "Les Prédateurs" de Tony Scott nous a rappelé qu'il était sans doute fort rigolo de jouer avec des prothèses en latex lorsqu'on est maquilleur mais peut-être un peu moins suave de soudain ressembler à l'écran à l'un de ses ancêtres lorsqu'on est acteur.

Les choses étaient assez simples jusqu'aux années 60 puisque pour signifier qu'un personnage avait un peu vieilli, on se contentait généralement de lui blanchir les tempes lorsque c'était un homme et les cheveux dans leur totalité lorsqu'il s'agissait d'une femme. Inégalité ? Absolument. Et déjà, serions-nous tenté d'ajouter.


Notons combien Clark et Rock restent distingués, un filet blanc courant au-dessus de leurs oreilles, alors qu'Hedy Lamarr est plus transylvanienne, plus château des Carpates, plus Frankenstein en fait.

Bien sûr il existait déjà des artifices plus élaborés et le latex, formidable découverte, a, dès les origines du cinéma, défiguré de prestigieux visages.


Cependant, qu'observons-nous ? Alors qu'Orson Welles fait un Citizen Kane tout en rondeurs qui ne sont pas sans rappeler le futur masque de Fantomas de Jean Marais, Sophia Loren, Betty Grable, Bette Davis et Agnes Moorehead (si si) n'ont pas que vieilli : elles ont de toute évidence vu apparaître quelques problèmes de peau dont le plus probable reste la lèpre. Une femme sous latex ne prend pas 20 ans, elle devient une cliente potentielle pour dermatologue.

Le maquilleur serait donc misogyne ? Si c'était le cas autrefois, ce n'est plus aujourd'hui d'actualité. Malgré les progrès des maquillages, l'acteur qui doit changer de décennie a désormais le choix, qu'il soit homme ou femme, entre ses deux incontournables déjà cités : blanchir un peu et conserver ainsi un semblant d'allure et perdre toute crédibilité. Le saupoudrage de talc est d'ailleurs nommé "A la Béart" et la transformation en momie "A la Duchovny", pour des raisons évidentes :


Notons tout de même une exception : le look tout plastique, comme celui arboré par Bette Midler dans "For the boys", encore à ce jour "plus mauvais maquillage de vieillissement de tous les temps" d'après l'AMP, l'Association des Maquilleurs Professionnels.


La sortie prochaine de "Hoover" avec Leonardo Dicaprio dans le rôle de l'ancien patron du FBI réalisé par Clint nous promet de jolies prothèses, de biens beaux effets latex et un retour finalement à Orson/ Humpty Dumpty. Tout tourne en rond. En tout cas nous avons hâte. Pouvu que cela soit suave...