jeudi 31 août 2023

Barbara Stanwyck est l'invitée de la semaine...


Et elle vous dit bonsoir. Et à demain. 

Nous sommes jeudi : sortons diner !


 








Et si en plus le restaurant fait hôtel, soyons fous : restons dormir ! 

Et maintenant chantons !


Finalement, si jusqu'au début des années 70, "Happy together" des Turtles va être repris et adapté, reconnaissons qu'on reste globalement dans des choses assez proches de l'original. On ajoute des instruments, on multiplie les voix, on dramatise un peu l'ambiance générale mais cela reste "Happy together" et même les Turtles peuvent s'y retrouver. Jusqu'à la moitié des années 70. 

Car après cela, jugeant sans doute qu'il est difficile de continuer à faire du neuf avec ce qui est déjà considéré comme du vieux, il ne va plus s'agir de reprises mais de détournements, et dans certains cas de déconstructions, à l'image de l'impératrice japonaise du jazz, Kimiko Kasai, qui proposait en 1975, et en ouverture de ce billet, un grand moment free, de 8mn toute de même. 

Et si vous découvrez en nous lisant l'existence de miss Kasai, qui abandonna tout à la fin des années 80 pour se lancer dans la joaillerie, sachez que c'est toujours intéressant, globalement bondissant et qu'il n'y eut guère qu'elle pour défendre les couleurs du jazz funk au pays du Soleil Levant. 



 

Dans un genre à priori beaucoup plus accessible, le gentil duo Captain and Tenille, mari et femme dans la vie et sans aucun rapport avec la marine, restera l'interprète immortel de "Love will keep you together" et quelques autres nouilleries qui trusteront les top 10 dans les années 70. 

Et pourtant, ils étaient capables de visions, comme de percevoir dans "Happy Together" une chanson potentiellement andalouse (???!!!) et cependant parfaite pour l'éarobic. Nous n'avons pas plus d'indications sur la vidéo ci-dessus mais nous avons été particulièrement heureux de tomber dessus au gré de nos recherches. 


Terriblement funky "Happy together" ? A priori non, sauf passé à la moulinette d'Odyssey, avec le plus de "Y" possibles, qui démarra sa carrière sur un feu d'artifice en 1977 avec le magnifique "Native new yorker" déjà évoqué lors de nos lointains étés discos et qui se souvint en 1982 du tube des Turtles, qui devint même le titre de leur nouvel album, qui n'alla nulle part et ne pensa même pas sortir "Happy together" en single. 

Mais si nous y réfléchissons, en 1982, la chanson avait déjà 15 ans. Elle en aura plus de 50 lorsqu'au même moment, Mark Ronson et parallèlement Miley Cyrus (qui pourrait définitivement chanter la catalogue ManuFrance et rester captivante) auront envie d'être heureux ensemble, mais séparément. Et une fois de plus, reconnaissons que la vie, et la musique, sont très surprenantes. 

C'est l'été : évitons les catastrophes !


 


















Mais restons sur nos gardes : on ne sait jamais ce qu'il peut arriver...

Le trio du jour.




 










Parce qu'à trois, c'est aussi bien qu'à deux, sinon mieux, Soyons-Suave est heureux de vous rappeler qu'en 1980, on envisagea un spin-off masculin à "Drôle de Dames", avec Barbara en amie de Charlie. Un pilote fut tourné mais la série ne se fit jamais. La vie parfois...

Soyons plastique !


 

Pendant ce temps, à la piscine...

Barbara Stanwyck est l'invitée de la semaine...


 


















Et elle vous dit bonjour ! 

mercredi 30 août 2023

Barbara Stanwyck est l'invitée de la semaine...


Et elle vous dit bonsoir. Et à demain. 

Nous sommes mercredi : sortons dîner !



Et si en plus le restaurant fait hôtel, soyons fous : restons dormir ! 

Et maintenant chantons !


Ce qui se trouve juste au-dessus de ces lignes est peut-être la version la plus épique, et de loin la plus intéressante des reprises de "Happy together" des Turtles par un ensemble vocal. Et dans le cas de Ray Conniff, nous ne parlons évidemment pas de n'importe quel ensemble vocal, comme nous n'avons pas besoin de le préciser. 

Car non seulement "Happy together" va affoler en 1967 et les années qui vont suivre, tous les groupes de garçons et quelques rares groupes de filles, le titre va instantanément faire se dresser les oreilles des groupes vocaux de façon générale, puisque la composition est tout ce qu'ils recherchent : un air pop qui va montrer qu'eux-aussi sont jeunes et modernes.

Croyez-nous : en 1967, on considérait Ray Conniff ou les Ray Charles Singers ou les Hi Lo's ou les Johnny Mann Singers comme hip et dans le coup, enfin surtout quand on avait passé la cinquantaine et qu'on était un peu effrayé par les jeunes échevelés, surtout venus d'Angleterre qui déferlaient sur les ondes. Les chœurs et chorales diverses qui pullulaient dans les années 60 étaient propres et bien coiffées. "Happy together" va être leur pain béni.


Et peut-être parce que "papapapapapapapapapapa" est encore plus émouvant (ou entraînant), chanté à 30, ou 40, ou 3500, "Happy together" va également se retrouver rapidement au répertoire des chorales. Et des fanfares, mais ce dont nous allons vous faire grâce, même s'il existe de très belles versions, avec majorettes et twirling bâtons sur Youtube.  

Durant le confinement mondial en raison du Coronavirus, l'association australienne, Pub Choir, eut l'idée de réunir virtuellement les chanteurs du monde entier autour d'un projet intitulé "Couch Choir", littéralement "je chante depuis mon canapé". Sa présidente, Astrid Jorgensen, proposait aux volontaires d'envoyer une vidéo d'eux chantant un air sélectionné. Des vidéos pour choisir et répéter ses harmonies étaient alors disponibles en ligne. 

Lorsque vint le tour de "Happy together" d'être proposé, 3222 vidéos arrivèrent du monde entier. Gageons que l'ironie du titre boosta l'intérêt des participants isolés sur leurs canapés. Et cela donna ceci. Rhabille-toi, Ray Conniff, avec tes 12 choristes ! 

C'est mercredi : observons un enfant.


 


















Mais pas trop longtemps : l'enfant peut rapidement devenir inquiétant ! 

Le trio du jour.




Parce qu'à trois, c'est aussi bien qu'à deux, sinon mieux, Soyons-Suave est heureux de vous offrir trois instants : "Allo, ici Barbara..."

Soyons Plastique !


 

Pendant ce temps, à la piscine...

Barbara Stanwyck est l'invitée de la semaine...



Et elle vous dit bonjour ! 

mardi 29 août 2023

Barbara Stanwyck est l'invitée de la semaine...




















Et elle vous dit bonsoir. Et à demain.  

Nous sommes mardi : sortons dîner !


 








Et si en plus le restaurant fait hôtel, soyons fous : restons dormir ! 

Et maintenant chantons !


En 1967, 6 garçons qui cherchaient désespérément une suite à leur premier succès, une reprise de Bob Dylan sortie en 1965 et intitulée "It ain't me babe", vont connaître le tube de leur vie avec "Happy together", notre chanson de la semaine, et inspirer aussitôt toutes les formations masculines leur ressemblant vaguement. 

Car dans cette deuxième moitié des années 60, les groupes de filles qui semblent dominer les hit-parade : les Supremes, les Vandellas, les Shangrilas, les Chiffons, les Shirelles, ont leurs équivalents masculins, généralement un peu plus rock, voir franchement garage. Sous l'influence des Beatles, ces messieurs ont généralement les cheveux un peu longs mais aiment les costumes ou les cols mao. 

Et sans même essayer de se distinguer des Turtles, on va donc enregistrer "Happy together", avec parfois les mêmes arrangements, les mêmes choeurs et pratiquement le même son. 


Le dernier exemple, les Free Design, est un peu particulier puisque incarnation des groupes sunshine pop de la fin des années 60, et sur le sujet, vous pouvez retrouver l'excellent article consacré au genre ici-même, le groupe va disparaître au cours des années 70, pour connaître une résurrection au début des années 90 avec le mouvement Easy Listening. Soudainement leurs albums, qu'on abandonnait pour quelques centimes dans les solderies jusqu'alors, vont devenir plus recherchés qu'un bootleg de Prince. La vie, toujours aussi paradoxale...

On recherche beaucoup moins les vinyles gravés par les cousines King entre 1968 et 1976 et c'est un tort. Formation dérivée de la famille King, star de la variété et des albums de Noël pendant presque 30 ans, les cousines étaient fraiches, bondissantes et aimaient les harmonies. Elles étaient donc heureuses ensemble, et oui, nous allons oser terminer là-dessus. 

C'est l'été : évitons les catastrophes !


 


















Mais restons sur nos gardes : on ne sait jamais ce qu'il peut arriver...

Le trio du jour.





































Parce qu'à trois, c'est aussi bien qu'à deux, sinon mieux, Soyons-Suave est heureux de vous offrir trois exemples, parmi beaucoup d'autres, de petits à-côtés relativement rémunérateurs. 

Soyons Plastique !


 

Pendant ce temps, à la piscine...


 

Barbara Stanwyck est l'invitée de la semaine...


Et elle vous dit bonjour ! 

lundi 28 août 2023

Barbara Stanwyck est l'invitée de la semaine...


 

Et elle vous dit bonsoir. Et à demain. 

Le Quizz de l'été : volume 6


Décidemment, cet été et ce Quizz sont plein de surprises puisque c'est Jérôme qui a identifié "Bhowani Junction", alias "La croisée des destins", notre dernier film mystère en un temps relativement record, obtenant ainsi sa première victoire estivale. 

Donc donc donc : nous voilà dans une situation relativement similaire à celle de la semaine dernière, puisque Gatsby reste en tête avec 6 points, suivi de près par Nina, LouisD et maintenant Jérôme avec 3 points. Et il ne reste qu'un Quizz ? Mais alors vers quoi nous dirigeons-nous ? Un triomphe de Gatsby s'il l'emporte à nouveau ? Une égalité si un des trois outsiders l'emporte ? La victoire d'un ou d'une nouvelle venue ? L'obligation d'un dernier quizz lundi prochain alors que l'été sera bel et bien terminé ? 
 
Caramba, nous en avons presque du mal à respirer. Heureusement il nous reste assez d'air pour dire à Jérôme  : Bravo ! Et nos plus sincères félicitations ! 




 































Pour évoquer en quelques mots "Bhawani junction", ne nous étonnons pas qu'Ava Gardner y joue un dame à moitié indienne. N'avait-elle pas déjà incarné une métisse dans "ShowBoat", quand au même moment, Gene Tierney se voyait attribuer des rôles de comanche ou d'asiatique. Finalement être brune ouvrait de nombreuses portes à Hollywood dans les années 50 aussi plaignons les pauvres stars blondes cantonnées aux personnages caucasiens. Alors que nous sommes certains que Lana Turner aurait fait une inuite très honorable. 

Non, la surprise de cette superproduction MGM qui fut l'un des succès de l'année 1956 est bien plus de retrouver George Cukor derrière la caméra, Cukor qui sortait de "Une étoile est née" avec Judy Garland et allait enchaîner avec "Les Girls". Selon ses propres dires, ce qui l'intéressa dans ce projet un peu éloigné de ses traditionnels films de femmes, fut de découvrir l'Inde et de diriger Ava Gardner pour la première fois. 

Pour l'Inde, ce fut raté puisqu'imposant des conditions de tournage inacceptables, le gouvernement indien obligea l'équipe à se délocaliser au Pakistan. Quant à Ava, elle fut parfaite, même si la plupart des scènes "intimes" auxquelles Cukor tenait tant furent coupées au montage, au profit des séquences d'action.    




















Soyons rassurés, George se rattrapera en 1976 lorsqu'il retrouvera Ava dans "L'oiseau bleu", avec en prime Liz Taylor et Jane Fonda. Mais cela ne nous dit toujours rien du film mystère du jour. 

Toujours le même principe : trois captures d'écran afin d'identifier un film avec Ava Gardner. Trouvé dès aujourd'hui, le film rapporte trois points, puis deux mercredi et enfin 1 point vendredi avec des indices. 

On répond calmement, on ne mitraille pas et on énonce clairement sa solution. Et c'est donc reparti pour un tour : 
























Alors alors ? Vous sentez-vous un peu seul ? A vos cellules grises ! 

Soyons Plastique !


 

Et maintenant chantons !


Suaves visiteurs, pour ce qui est peut-être, ou peut-être pas, notre dernière saga musicale de l'été (le suspense est à son comble, même nous n'avons pas la réponse à cette épineuse question), nous vous proposons de swinguer sévèrement en compagnie de "Happy together", tube interplanétaire que nous avons sans doute entendu pour la première fois crooné par Mel Tormé, alors qu'il n'est évidemment pas le créateur de la chose. 

Et si le choix de "Happy together" s'impose, c'est que l'histoire de cette chanson semble avoir été écrite pour nous : une chanson pop au succès surprise, devenant le hit de l'année, repris et détourné dès sa création par à peu près tout le monde, dans un effort parfois désespéré pour certains et certaines de faire jeune, alors qu'on ne l'était plus vraiment, en cette fin des années 60. 

Mais revenons à monsieur Tormé, enfant prodige de la musique et du chant, à la carrière exemplaire et dont l'influence s'étendra jusqu'aux Manhattan Transfert. Amoureux du jazz et du be-bop, Mel Tormé fera au cours de sa longue carrière (70 ans de show business avec un décès à 73 ans et donc des débuts sur scène à 3 ans !!!), y compris écrire un livre odieux sur le "Judy Garland Show" dont il était l'arrangeur jusqu'à ce que Judy lui montre la porte et qu'il publiera juste après la mort de celle-ci. Voilà pourquoi nous aimons Mel avec toujours un chouia de réserves. Car ce monsieur à la voix de velours n'était clairement pas totalement un gentleman. 




































Mais assez de Mel et revenons à "Happy together", tube pour les Turtles en janvier 1967 et qui restera le plus gros succès de leur carrière, pas si courte qu'on pourrait le croire puisque formé en 1963, le groupe, sous diverses combinaisons, continua jusqu'en 1970, puis devint un duo dont nous reparlerons cette semaine. Et il se produit toujours. 

Est-il besoin à ce stade d'expliquer pourquoi, en 1963, on trouvait cela plutôt fûté de s'appeler "Les Tortues" ? Et devons-nous rappeler qu'en Angleterre, des "Scarabées" renversaient tout sur leur passage et ont fortement contribué à la vagues des groupes aux noms d'animaux ? Les Byrds ? Les Monkees ? Les Animals ? T. Rex ? Les Yardbirds ? 

En tout cas, en enregistrant une composition du duo d'auteurs fraichement formé, Garry Bonner et Alan Gordon, qui venait d'être refusé par une dizaine d'artistes, les Turtles vont trouver en "Happy Together" la chanson qui va les accompagner tout au long de leur carrière. Et donner le titre à toutes leurs compilations... et à tous les documentaires... une signature en fait. 






Et non, nous ne parlerons pas de la cravate en laine noire sur le pull en laine moutarde, surmonté de grosses montures et d'un chapeau...

Le trio du jour.






















Parce qu'à trois, c'est aussi bien qu'à deux, sinon mieux, Soyons-Suave est heureux de vous offrir trois aventures olfactives dont nous ignorions tout jusqu'à hier.  

Pendant ce temps, à la piscine...