lundi 17 septembre 2018

Pour le plaisir.


































Soyons-Suave est heureux de vous offrir un très beau travail d'aiguilles.

Le retour du Quizz du lundi !


































Nous ne serions pas suaves et cela ne serait pas notre grand retour après la traditionnelle pause de septembre, nous aurions presque honte de vous proposer ce Quizz mais après tout, est-il interdit de revenir sur un cadeau ? 

Demandons-nous simplement qui est ici dans une pose et une situation si iconique qu'il est presque indécent de vous la soumettre ? Un seul nom par proposition, indices mercredi en cas de panne (de réfrigérateur) et tout le monde joue. A vos cellules grises. 

17 fois Cécile Cassard ?








Non, 17 fois Cécile Cassard, ce serait trop. Contentons-nous de 7 délicieuses petites choses qui nous ont particulièrement ravis cet été, ce sera déjà hautement satisfaisant. 

Sans oublier évidemment.... 


Il aurait été suave qu'on pense à m'inviter...


































Nous dirions même mieux : il eut été suave que l'on pensât à nous inviter ! 

Et maintenant dansons !




Comme cela, nous avons plusieurs semaines de retard ?

Pendant ce temps, à Hollywood...


































Jayne est très king size...

La fin du Quizz de l'été



































Suaves visiteurs, disons-le, ce fut un bien bel été passé en votre compagnie et osons dire qu'il s'agit pratiquement de la période que nous préférons, parce qu'il fait beau, parce que nous sommes là tous les jours et qu'il y a dans l'air une légèreté qui nous est chère. Mais qui n'empêche pas l'âpre compétition qui entoure toujours le Quizz, disputé s'il en est cet été. 

Le 27 août nous proposions le dernier volet de notre Quizz estival et LouisD n'hésita pas lorsqu'il fallut identifier le toujours surprenant "Walk on the wild side" / "La rue chaude" d'Edward Dmytryk, qui en 1962 offrait à Jane Fonda l'un de ses premiers rôles, proposait à Barbara Stanwyck d'être une madame de bordel, lesbienne mais mariée à un cul-de-jatte et à Anne Baxter de devenir cantinière mexicaine. 

Si nous ajoutons que le très lituanien Laurence Harvey y incarne un fermier texan, Capucine une sculptrice engluée dans le spleen et que Blake Edwards termina le film après que Dmytryk ait quitté le projet, insupporté par les tensions diverses durant le tournage, nous savons que nous avons là un film "Soyons-Suave", que nous visionnons tous les deux ans afin de nous rappeler que l'air est toujours moite à la Nouvelle Orléans. 
























Avec trois glorieux points, LouisD rejoint Nina, Valentine, Fabrice et Jérôme mais ne détrône pas pour autant Kranzler qui du haut de ses 6 points, regarde désormais ses adversaires affublé de la couronne "Quizz 2018" avec laquelle il saura être suave en toute occasion. 








































Merci à vous toutes et à vous tous, félicitations à Kranzler et rendez-vous ce soir, 21h, pour une nouvelle saison de photos mystères et de films mystérieux. 

Pas de doute, c'est la rentrée. 


Le String de la semaine.

Contrairement aux idées reçues, on peut être suave en string. Chaque lundi, la preuve en image. 


































Et cette semaine, notre ami le string se répète une évidence : c'est vraiment suave l'arrière saison. 

Le Brushing du jour.


































Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette huit cent quatre vingt seizième édition de rentrée, Divine présente le modèle intitulé "Presque prête". 

C'est lundi !


































Mais avant toute chose : saluons un basset hound !

vendredi 31 août 2018

Sade était l'invitée de la semaine...


































Oui mais voilà, c'est fini. De toutes les façons cela ne pouvait pas durer et il y a toujours un nouvel album à préparer, une fille dont il faut s'occuper et une vie privée à protéger, ce qui prend beaucoup de temps. 

La semaine est finie mais l'été aussi, voilà pourquoi Sade ne sera remplacée par personne dès lundi. Comme chaque année alors que septembre pointe à l'horizon, nous nous éclipsons pour un repos bien mérité. 

En vous souhaitant la plus suave des rentrées ou des reprises, nous vous embrassons et nous vous donnons rendez-vous au plus tard au 17 septembre. D'ici là soyez sages. Et soyez suaves, bien évidemment. 


C'est vendredi : sortons dîner !
















Et si en plus le restaurant fait hôtel, pour la dernière fois, soyons fous : restons dormir ! 

Et maintenant chantons !



Depuis le premier jour de l'été et le début de notre panorama estival des groupes vocaux, nous savions que si nous devions terminer par une formation en particulier, cela serait par Les Soeurs Etienne. Alors d'accord, ce n'est peut-être pas le groupe le plus avant-gardiste ni celui qui révolutionna le monde de l'accord et du contre-chant mais nous n'y pouvons rien, notre amour pour les Soeurs Etienne étant totalement irrationnel. 

A la différence d'autres artistes évoqués précédemment, nous sommes incapables de savoir d'où cela vient ni quand cela a commencé, nous ne sommes même pas certains d'être en mesure d'expliquer ce qui nous séduit tant chez Louise et Odette, dont les simples prénoms évoquent plus le pot-au-feu et le hareng pomme à l'huile que le swing ou le jazz.

Grave erreur pourtant, version française des Andrews ou des Boswell sisters, les Soeurs Etienne vont incarner entre 1945 en 1955 un certain renouveau de la chansons française, relativement déprimante et réaliste jusque là et surtout faire bouger le public des cabarets et des salles de spectacle avec leurs voix de rossignols, leur sens du rythme et leurs harmonies ultra serrées.








Il est surprenant qu'on n'ait pas encore réalisé un biopic sur le destin des deux soeurs qui est exemplaire : Odette et Louise aiment chanter dans leur Reims natal, elles participent séparément à un concours de chant local qu'elles remportent à quelques jours d'intervalle. Les voici en finale l'une contre l'autre ce que leur père juge insupportable. Il les encourage donc à se présenter en duo afin d'éliminer les autres concurrentes. Les Soeurs Etienne viennent de naître. 

Arrivée à Paris où elles chantent dans des cabarets (Odette a 14 ans, Louise à peine 19), elles aiment les succès américains mais qui sont difficiles à chanter en 1943. Ce sera nettement plus facile après la libération et comme elles sont les seules à faire cela, les voilà embauchées par l'orchestre de Glenn Miller avec lequel elles resteront pendant des semaines. 

La suite est un rêve : tous les orchestres les veulent, Raymond Legrand et Loulou Gasté se les disputent, Decca veut les signer. Leurs premiers disques déclenchent la folie Etienne et le répertoire va être impeccable, entre chansons originales et reprise de succès US. Et c'est surtout un triomphe presque à chaque fois. C'est vif, joyeux, léger... autant d'adjectifs que nous accepterions volontiers si on les utilisait pour nous définir. 


































A partir de 1955, les deux soeurs vont préférer se consacrer à leur vie de famille mais c'est sans imaginer que 30 ans plus tard, la télévision va de nouveau faire appel à elles. C'est d'abord Jacques Martin qui les fait revenir puis Pascal Sevran et vaillamment, elles retournent en studio.

Odette est décédée en 2013 et Louise en 2016 mais avant cela, la plus âgée des soeurs avait accordé un entretien d'une heure à France Culture disponible ici.  Ou comment raconter avec humour et détachement qu'on a découvert le Québec en voiture avec Aznavour, fait des âneries avec Salvador et on s'est battu pour être les premières à enregistrer "C'est si bon" dont personne ne voulait ou presque.

Ce n'est pas vieillot. Ce n'est même pas vintage. C'est juste de la musique et malgré les années, c'est toujours aussi suave.

Vous prendrez bien un peu d'ananas ?


































Même pas une tranche ? Une rondelle alors...

Soyons Plastique !