mercredi 20 novembre 2019

Pour le plaisir.


































Soyons-Suave est heureux de vous offrir les secrets d'une belle cocotte.

L'Instant Grrr


Et maintenant dansons !



Nous ne disons jamais non à une nouillerie pop, surtout lorsqu'elle nous permet de découvrir comment Snoop Dog et Rowan Atkinson font pour payer leurs impôts. 

La photo mystère du mercredi.


































Ne nous demandez pas ce qu'il se passe dans cette image, nous n'en avons pas la moindre idée. 

La question suave du jour : alors cette guerre de la Guerre des Mondes ?


































Il n'aura normalement échappé à personne que depuis quelques semaines, le monde suave de la télévision nous offre une sympathique guéguerre entre deux projets assez similaires : l'adaptation (encore ?) du roman de HG Wells, "La Guerre des Mondes". Publié pour la première fois en 1898, ce classique de ce qui n'était pas encore de la science-fiction, a déjà fait les beaux jours de la radio, du cinéma et de la télévision, sans parler de la bande-dessinée et des jeux vidéos. 

Et si vous vous demandez pourquoi un tel attachement à soudainement ressusciter une oeuvre qui n'avait jamais réellement disparue, trois mots suffisent : droits d'auteur ! En Europe, une oeuvre littéraire est libre de droits 70 ans après le décès de son auteur. HG Wells nous a quitté en 1946. Voilà donc le pourquoi du comment. 


































Nous voilà donc, chanceux que nous sommes pour peu qu'on s'intéresse aux invasions de la Terre par des étrangers mal intentionnés, face à deux projets bien distincts mais qui assurent leurs lots de destructions massives : une mini série, fidèle au roman,  produite par la BBC et une série tout court qui transpose l'action du livre de nos jours, menée, entre autre, par Canal +. Et la question que l'on se pose est bien entendu : et alors ? 

D'un point de vue purement pratique, considérons d'abord la chose suivante : la BBC nous propose une guerre de 2h50 fractionnée en deux ou trois épisodes, c'est selon, tandis que Canal + fait le choix du 8 fois 48 minutes ce qui fait, ne nous remerciez pas, 6h40. Avec Noël qui approche, la nécessité de rentrer du bois pour l'hiver et de faire enfin nos cuivres (sans compter la volonté de nous lancer dans le pâté en croûte), spontanément, nous disons : merci la BBC. 





Du point de vue du casting, Canal + nous régale en convoquant des visages inattendus : Léa Drucker et une très présente doudoune rouge, Elizabeth McGovern et Gabriel Byrne, entre autre, plus une quantité de visages forts familiers propices à déclencher de nombreux "Oh mais si... oh... mais c'est quoi déjà son nom ?". 

Une aide peut-être bienvenue : l'homme que vous allez chercher à identifier à partir de l'épisode 4 est Guillaume Gouix et la jeune femme enceinte qui l'accompagne Alysson Paradis, la soeur de, mari et femme dans la vraie vie mais nous disons cela simplement pour vous faciliter le visionnage puisqu'ils décèdent assez rapidement. Ou pas. 




La BBC pour sa part a choisi de faire confiance dans les 2 rôles principaux à Eleanor Tomlinson et Rafe Spall, deux acteurs forts connus des gens qui suivent leurs carrières et a particulièrement soigné les seconds rôles en proposant à Robert Carlyle d’apparaître 8 minutes et à Rupert Graves de décéder (ou pas) au bout de 15. 

Pour le reste de la distribution, c'est un peu plus confus et avouons que c'est précisément dans ce projet que nous nous attendions plus à voir apparaître Elizabeth McGovern, puisque l'action de la mini-série de la BBC se déroule en 1905 et qu'il était donc possible de réutiliser certains de ses costumes faits main pour "Downtown Abbey". Après, si les gens veulent dépenser inutilement de l'argent...




Nous parvenons alors au coeur de ce billet en nous penchant (rapidement bien sûr, vous êtes sur Soyons-Suave) sur le fond des deux projets. Le livre de Wells a été abondamment commenté et tous les critiques et chercheurs confondus ont été assez unanimes pour expliquer que la "Guerre des Mondes" est une dénonciation à peine voilée du colonialisme britannique du début de XXème siècle. Aimeriez-vous être envahi sans raison par des étrangers sur-armés ? Non, bien entendu, or c'est pourtant ce que fait l'Empire.

Très fidèle au roman de Wells, le projet BBC développe comme il se doit ce thème, en ajoutant, puisque nous sommes en 2019, une réflexion intemporelle sur la société patriarcale : les martiens sont méchants puisqu'ils détruisent tout mais n'oublions pas que les hommes sont des salauds. Avec les femmes. 

Transposition actuelle, la série de Canal + n'échappe pas, puisque nous sommes en 2019, à quelques réflexions sur le sort des migrants (On rirait moins si c'était nous...) tout en nous sensibilisant aux problèmes liés à la drogue (mais qui disparaissent lors d'une invasion extra-terrestre) et à l'épineuse question de la prise en charge des victimes de violences sexuelles.























Le choix entre les deux séries semble donc assez simple à faire : d'un côté un projet relativement court, fidèle au roman dont il est l'adaptation et aux thématiques claires : comment survivre face aux martiens et aux hommes ? De l'autre une saga dont on annonce déjà la saison 2, qui s'achève sur un suspense insoutenable et à peine compréhensible, et qui étrangement ne nous donne pas du tout envie de partir nous installer à Grenoble.

Libre à vous d'opter pour l'une ou l'autre mais en ce qui nous concerne, nous nous arrêtons parfois à des choses assez basiques et à propos de "La Guerre des Mondes", nous ne souhaitons qu'une chose : qu'il y ait des tripodes ! Nous ne pouvons envisager une adaptation de Wells sans machines volantes à trois pieds. Canal + ne nous en propose pas une seule, préférant un recyclage un peu embarrassant du robot fou de l'épisode 5 de la 4ème saison de "Black Mirror", "Metalhead".

BBC donc. Et ce n'est pas Spielberg qui aurait loupé ça.







Mais avant de poursuivre, une retouche maquillage...


C'est mercredi : soyons LGBT !

Chaque mercredi, Soyons-Suave propose une tribune aux minorités opprimées, puisque la suavitude passe aussi par le respect et la compréhension. Quelqu'un a dit : "Il faut commencer par s'aimer pour pouvoir aimer les autres", ajoutons "Il faut reconnaître la suavité de l'autre avant de s'attaquer à la sienne". 

C'est donc avec fierté que nous vous offrons un roman lesbien, une moustache et un instant transgenre.
















Le Brushing du jour.


































Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette neuf cent quatre vingt huitième édition, Astrud Gilberto présente le modèle intitulé "Nouvelle vague". 

lundi 18 novembre 2019

Pour le plaisir.


Soyons-Suave est heureux de vous offrir du feu.

Le Quizz de Mirabelle.


































Après quelques jours un peu troublés (Ah vous n'aviez pas remarqué ? eh bien tant mieux mais entre nous, nous étions absents la semaine dernière...), retour à une certaine normalité, même si autant vous prévenir tout de suite, nous changeons l'intégralité de notre salle informatique la semaine prochaine aussi autant s'attendre au pire...

Mais avant cela, qui aime la chemise déchirée et être libre de ses mouvements au niveau des épaules ? Cela vous dit forcément quelque chose. Aussi n'hésitons pas. Un seul nom par proposition, Mirabelle ne joue pas et indices mercredi en cas de panne. A vos cellules grises. 

17 fois Cécile Cassard ?







































Non, 17 fois Cécile Cassard, ce serait trop. Contentons-nous de 7 fois des messieurs d'Ali Franco, ce sera déjà hautement satisfaisant.


Cache-cache : saurez-vous retrouver Barbara Bain dans cette image ?


Gagné ! Elle était derrière la serrure et donc la porte, forcément.

Et maintenant dansons !



Chaka Khan a sorti un nouveau single il y a un an et on ne nous le dit que maintenant ? 

Pendant ce temps, à Hollywood...


































Angela se dit que c'est quand même très pratique le turban...

La fin du Quizz de Jérôme.























Il était important de savoir lire entre les draps pour démasquer Gene Tierney dans "Sundown", un Quizz ardu, reconnaissons-le, mais qui nous permit, une nouvelle fois, de fondre devant la sagacité de Mirabelle. 

Intuition, flash, intervention divine, nous ne le saurons jamais mais reconnaissons le talent de notre pourfendeuse de photos mystère à laquelle nous lançons un immense bravo, auquel nous joignons notre admiration sans borne, ainsi qu'une paire de draps en coton kényan, un peu rugueux, certes, mais totalement appropriés. Mirabelle : félicitations !  





































"Sundown", "Crépuscule" (indice n°1), "Enfer" ou "Nuit dans le désert", la capture du dernier Quizz était bien tirée du même film d'Henry Hathaway, immortel réalisateur de beaucoup de choses très diverses et entre autre de "Niagara", indice n°2. 

Nous sommes alors en 1941, la guerre fait rage en Europe et à Hollywood on ne sait pas très bien quoi faire de la jeune Gene Tierney, qui a 19 ans était l'étoile la plus prometteuse de Broadway mais à 21 un mystère pour son propre studio, la Fox. 



































Avec son physique étrange et terriblement exotique, un comble lorsqu'on est originaire de Brooklyn, élevé dans le Connecticut et éduqué dans un lycée privé en Suisse, Gene Tierney ne pouvait jouer que les métisses africaines, asiatiques ou polynésiennes, ce qu'elle fera avec une certaine application jusqu'à ce qu'on se décide à en faire une américaine un peu plus typique, ce qu'elle sera dans "Le Ciel peut attendre" ou "Laura". 

Le reste de son aventure cinématographique n'est plus à raconter : de très jolis films, une interprétation d'anthologie de très méchante dans "Péché mortel", un long break passé principalement à recevoir des électrochocs, un retour discret dans les années 60 et une retraite bien méritée à partir des années 80. 




































Nous comprenons en nous forçant un peu ceux qui ne sont jamais parvenus à être séduits par la palette dramatique de Gene Tierney. Nous comprenons un peu plus facilement ceux qui sont immédiatement tombés amoureux d'elle puisque nous en faisons partie. Depuis "Laura"... ou "Le Ciel peut attendre"... ou "L'aventure de Mme Muir"... ou "Tempête à Washington" et si cela ne parvient pas à convaincre les plus récalcitrants que ceci s'appelle une filmographie, alors nous ne savons pas quoi ajouter. 

Si ce n'est que, décédée un 6 novembre, en 1991 pour être exact, nous songeons toujours à elle lorsque l'automne est là, en la remerciant d'avoir été en notre compagnie pendant 130 lundis, ce qui fait d'elle la femme la plus citée sur nos pages. 

Mais ceci est bien légitime. On ne rend jamais assez hommage à son premier amour...