vendredi 11 septembre 2020

Entre nous...


 


















Suaves visiteurs, avant toute chose, nous tenons à vous présenter toutes nos plus plates excuses. Il n'était pas du tout dans notre intention de vous abandonner ainsi, lâchement, un 31 juillet. Dans notre esprit le futur était clair et limpide : des vacances savoureuses et attendues, un retour le 15 août et une nouvelle saison de "Soyons-Suave", allez, le 7 septembre au plus tard. 

Naïfs que nous étions et que nous sommes parfois...

Si, rassurez-vous tout de même, tout va bien et notre santé se maintient loin du virus, nous n'avions pas du tout anticipé des bouleversements de notre rythme de vie qui rendent pour l'instant impossible un retour comme à l'accoutumé le lundi, mercredi et vendredi, avec parfois, quand les planètes s'alignent, un supplément weekend. 

Ajoutez à cela que pratiquement sur un coup de tête, nous avons décidé de vendre nos locaux actuels et de partir nous installer dans un espace encore plus suave mais un peu plus isolé. Et tout cela est férocement chronophage, parfois un peu anxiogène et surtout source d'avalanches de cartons et de raz de marée de papier bulle. 

Bref, loin de nous l'idée de cesser toute activité suave. Il nous faut juste trouver la bonne configuration et la fréquence de parution idéale... qui sera toujours plus agréable que l'actuelle puisque nous ne publions plus rien. 

Il est donc fort possible que nous nous retrouvions très vite simplement le weekend, ou pourquoi pas le mardi, jeudi et samedi mais cela est encore incertain. Nous vous annonçons tout cela la semaine prochaine, sans faute. D'ici là soyez suaves. Et évidemment nous vous embrassons. 



vendredi 31 juillet 2020

Diana Dors était l'invitée de la semaine...



































Oui mais voilà, c'est fini. Voilà pourquoi il ne nous reste plus qu'à la remercier du fond du coeur pour cette semaine passée en notre compagnie et la démonstration quotidienne que des racines nettes sont la clefs de la suavitude. 

Elle ne sera remplacée par personne dès lundi puisque nous nous offrons 15 jours de vacances, ouiiiii, de vacances ! Nous nous retrouvons donc normalement aux alentours du 15 août et d'ici là, soyons sages. 

Et soyez suaves, bien entendu. 


Nous sommes vendredi : sortons dîner !

















Et si en plus le restaurant fait hôtel : soyons fous, restons dormir ! 

Et maintenant chantons !























Terminons notre semaine consacrée à "He's my guy" avec deux curiosités doublées de deux mystères : les versions proposées sur l'album "Love is a drag" et par The Jades dans les années 60. 

Sorti en 1962, l'album "Love is a drag" est longtemps resté l'album le plus étrange des dernières décennies puisqu'on ne savait rien de lui : qui chante, qui joue, qui sont les deux messieurs sur la pochette ? Une seule certitude : il s'agissait d'une voix masculine chantant des standards traditionnellement interprétés par des femmes. Autrement dit un album de chansons d'amour pour les messieurs qui aiment les messieurs. Shocking et voilà pourquoi tant de mystères, qui furent résolus il y a peu, voir ici-même l'article du Guardian à ce propos. 

Véritablement mystérieux est le groupe féminin appelé "The Jades" et qui enregistra dans ces mêmes années 60 une version très twist rencontre la Motown de "He's my guy", et si quelqu'un a des informations, nous sommes preneurs. 





Presque inusable, chanson phare des big bands dans les années 40, parcours imposé des chanteuses blondes dans les années 50 puis des soul sisters dans les années 60, on ne selasse pas ou presque de "He's my guy" et si vous souhaitez l'intégrale de ce que nous avons écouté depuis lundi, c'est juste en dessous. 









Et pour télécharger tout ceci au format zip, vous savez comment faire.

C'est l'été : jouons du bâtons !



































Défilons, défilons, il en restera toujours quelque chose...

Le trio du jour.





































Parce qu'à trois, c'est aussi bien qu'à deux, sinon mieux, Soyons-Suave est heureux de vous offrir trois entrées fraîcheur proposant des crevettes en apesanteur. 

Soyons Plastique !

Pendant ce temps, sur une plage...


Diana Dors est l'invitée de la semaine...



































Et elle vous dit bonjour !

jeudi 30 juillet 2020

Diana Dors est l'invitée de la semaine...



































Et elle vous dit bonsoir. Et à demain :)

Nous sommes jeudi : sortons dîner !

















Et si en plus le restaurant fait hôtel : soyons fous, restons dormir ! 

Et maintenant chantons !






















Dès sa sortie en 1942, la chanson "He's my guy" est un hit et sera donc enregistrée par absolument tout le monde, comme nous le montrions, avec une pertinence qui n'appartient qu'à nous, pas plus tard qu'hier.  Un tube en chassant un autre, la chanson devient avec les années un peu moins d'actualité et finit pratiquement par disparaître des ondes et des répertoires au cours de la décennie. 

Mais lorsqu'en 1955, Sarah Vaughan (voir lundi) la ressuscite, "He's my guy" revient sur le devant de la scène et se met de nouveau à intéresser de jeunes ou de moins jeunes chanteuses, particulièrement blondes. Entre 1955 et 1960, la liste est assez impressionnante : Peggy Lee, Jennie Smith,  Barbara Russell, Jerry Adams, Barbara Russell, Lola Albright... Et comme vous pouvez l'imaginer en lisant ces différents noms, nous pouvons dire que certaines carrières seront plus prolifiques que d'autres. 



























Ce qui nous intéresse aujourd'hui est le virage qui va s'effectuer à partir de 1960, date à laquelle et effet retardé de la prise en main de "He's my guy" par Sarah Vaughan, la chanson passe d'une torch song fort blanche à un hymne soul. Nos héroïnes du jour se nomment Nancy Wilson, Billie Polle, Lorraine Ellison et Dinah Washington. 

Les trois premières ont un énorme point commun : "He's my guy" figure, au choix, sur leur premier ou deuxième album, alors que personne ne les connait mais que leurs noms se susurrent dans les milieux informés comme étant potentiellement the next big thing. 

Ce sera le cas pour Nancy Wilson, diva suave par excellence qui nous quittera en 2008 après 50 ans de carrière, 70 albums et trois Grammys. Ce sera plus compliqué pour Billie Poole et Lorraine Ellison, qui s'évanouiront après trois albums, malgré le bien qu'on pensait d'elles. 














Venons-en à Dinah Washington qui proposera en 1964 sa version de "He's my guy", pratiquement indispensable, mais alors qu'elle est déjà décédée depuis 1 ans. Ne revenons pas sur la combinaison fatale de barbituriques, drogues diverses et autres pilules miracles pour maigrir qui prit la vie de l'Uber Diva dans la nuit du 14 novembre 1963 alors qu'elle dormait aux côtés de son 7e époux.

Évoquons plutôt le fait qu'une fois morte, Dinah continuera à vendre des disques, beaucoup de disques, parfois même plus que lorsqu'elle était encore vaillante, à l'image de "It's magic", tube de 1990 en France grâce à une publicité pour le TGV Atlantique ou "Mad about the boy", succès surprise de 1992, grâce cette fois aux jeans Levis.

En 1964, c'est donc sur une compilation posthume (la première d'une très longue série) sortie par son label Roulette qu'on entend enfin "He's my guy", enregistrée on ne sait pas vraiment quand mais qu'il était temps de sortir des archives.





Peut-on ne pas aimer Dinah ? Sans doute. Mais on peut alors supposer l'existence d'un problème, pas forcément grave mais sur lequel il serait bon de se pencher. Parce que franchement... 

C'est l'été : affûtons nos couteaux !



































Ou tout ce qui coupe, évidemment...

Pendant ce temps, sur une plage...


Le trio du jour.





































Parce qu'à trois, c'est aussi bien qu'à deux, sinon mieux, Soyons-Suave est heureux de vous offrir, à nouveau, trois œuvres littéraires de notre invitée de la semaine.