mercredi 18 octobre 2017

Pour le plaisir.


































Soyons-Suave est heureux de vous offrir un room service.

L'Instant Grrr


Et maintenant dansons !



Simon qui ? Garfunkel who ? On devrait écouter au moins une fois par jour une reprise des Harpers Bizarre. Neuf ans de carrière, 5 albums et pffffff, disparus. 

La photo mystère du mercredi.


































Ne nous demandez pas ce qu'il se passe dans cette image, nous n'en avons pas la moindre idée. 

Le Quizz de Kranzler : le point et les indices.












En cette période un peu troublée, nous tenons tout d'abord à rassurer nos suaves visiteurs : non, la jeune femme sur la photo ci-dessus n'est pas en train de subir un harcèlement de quelque nature que ce soit. Nous tenons également à préciser que, non, aucun des noms proposés n'est le bon, ce qui nous amène au traditionnel point du mercredi. 

Alors, que dire, eh bien que celle que nous recherchons n'est donc ni Nicole Kidman, ni Uma Thurman, pas plus que Sharon Stone. De toutes les façons elle n'est plus parmi nous et cela est bien triste. Elle est d'ailleurs assez peu apparue sur nos pages et nous remercions encore Kranzler de remédier à cela. 

Est-ce tout ? Que nenni, puisque voici venus les indices qui sont au nombre de deux : 

Indice n° 1 :


































Indice n° 2 :























Les choses sont-elles plus claires à présent ? Normalement oui. A vos cellules grises. 

Mais avant de poursuivre, une retouche maquillage...


C'est mercredi : soyons LGBT !

Chaque mercredi, Soyons-Suave propose une tribune aux minorités opprimées, puisque la suavitude passe aussi par le respect et la compréhension. Quelqu'un a dit : "Il faut commencer par s'aimer pour pouvoir aimer les autres", ajoutons "Il faut reconnaître la suavité de l'autre avant de s'attaquer à la sienne". 

C'est donc avec fierté que nous vous offrons un roman lesbien, une moustache et un instant transgenre.




Le Brushing du jour


































Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette huit cent trente sixième édition, Alice Dona présente le modèle intitulé "Le Youki". 

lundi 16 octobre 2017

Pour le plaisir.


































Soyons-Suave est heureux de vous offrir des carottes. 

Le Quizz de Kranzler












Autant vous dire que pour le Quizz de ce soir, nous avons suivi à la lettre les recommandations de Kranzler et que nous avons été ravis qu'il en soit ainsi. Pas de remue-méninge, de recherches effrénées : que dire mis à part merci lorsque l'image mystère vient à vous ?

Qui disparaît soudainement sous un gant en cuir ? Qui aime cependant les pulls en lurex et le shampoing volumisateur ? Un seul nom par réponse et bien évidemment, Kranzler ne joue pas. Indices mercredi en cas de panne et d'ici là : à vous cellules grises. 

17 fois Cécile Cassard ?







































Non, 17 fois Cécile Cassard, ce serait trop. Contentons-nous de 7 fois un portrait de la très belle Elsa Martinelli, disparue au début de l'été dernier, ce sera déjà hautement satisfaisant. 


Il aurait été suave qu'on pense à m'inviter...


































Nous dirions même mieux : il eut été suave que l'on pensât à nous inviter !

Une chanson : trois possibilités.


































Chaque lundi, adonnons-nous à la joie des reprises et la félicité des réinterprétations. Une chanson, trois possibilité, mais surtout du bon goût et de la suavitude. 



En 1972, la jeune Valerie Simpson qui composait déjà depuis 8 ans pour la Motown, sortait son deuxième album solo, dans une certaine indifférence. Deux ans plus tard, elle deviendra avec son mari Nicholas Ashford le couple d'auteurs le plus recherché mais ce n'est que deux ans plus tard. "Silly wasn't I" est pourtant une merveille, qu'on se passera sous le manteau comme un divin secret. 



La chanson réussit tout de même à séduire la très britannique Cilla Black qui était d'ailleurs extérieurement très white mais intérieurement très noire et qui, la même année, en proposa une version... en fait littéralement calquée sur l'originale, en face B de son single "You you you" qui ne se classa nulle part. 



En 1974, "Silly Wasn't I" se retrouve en Jamaïque en dernière plage du premier album de la charmante Sharon Forrester âgée tout juste de 18 ans, Sharon qui connaîtra une longue traversée du désert jusqu'à une résurrection miraculeuse dans les années 90. Et vous avez là l'intégralité des enregistrements de cette merveille, qui en aucun cas peuvent nous faire oublier Valerie que nous aimons d'amour. 

Pendant ce temps, à Hollywood...


































Sharon avait pourtant précisé "pas trop près". 

La fin du Quizz d'Irène Agathe.























Il nous a suffi de lire la réponse de Kranzler pour sentir l'autorité avec laquelle il démasquait ce Quizz. Car oui, l'inconnue chapeautée était bien Greta Garbo dans "La Femme aux deux visages", qui marqua en 1941, mais est-il la peine de le rappeler, la dernière apparition de la Divine sur les écrans. 

Kranzler, vous faites sans doute partie de nos plus anciens visiteurs et c'est avec un immense plaisir que nous écrivons votre nom en noir sur gris cette semaine sur nos pages. Un brin de nostalgie nous envahit même, que nous chassons d'un revers de manche pour simplement vous dire bravo. Ah vraiment, c'est un beau roman d'amitié...



































Nous comprenons avec lucidité combien sur le papier, le projet de "Two-faced woman" était tentant. A l'affiche Garbo et Douglas, qui deux ans auparavant triomphaient dans "Ninotchka", à la réalisation Cukor qui avait signé "Le Roman de Marguerite Gautier", au générique Ruth Gordon et surtout Constance Bennett : non, vraiment, comment un tel film pouvait-il ne pas fonctionner ? 

Il est un peu abusif de dire que "La Femme aux deux visages" fut un échec cuisant, d'accord il perdit quelques dollars mais en engrangea tout même presque 2 millions. Non, l'humiliation vint des critiques qui assassinèrent Garbo et Cukor et surtout ce scénario qui n'avait qu'une ambition : montrer aux spectateurs américains que Garbo était une femme comme les autres, maintenant que son public européen était en guerre et privé de ses films. Or bien sûr, Garbo n'était pas une femme comme les autres. Erreur grossière de calcul. 






































Si l'on passe sur le fait que malgré les robes d'Adrian, on jugea bon d'affubler Garbo de tous les couvre-chef les plus ridicules du monde, et même un bandeau, franchement, le film ne se releva pas non plus de l'attaque de Pearl Harbor trois semaines avant sa sortie qui plongea les Etats-Unis dans la dépression quand l'affiche invitait tous les spectateurs à "être gais" avec Greta, ce qui était la dernière chose que l'on associait avec l'actrice. 

Pour ne rien arranger, Greta, dans le film, se faisant passer pour sa sœur jumelle imaginaire et allant jusqu'à séduire son mari sous cette fausse identité (et il se laisse faire, le bougre), les Légions de la Décence décidèrent que le film était totalement immoral et dangereux pour des esprits sains. 

On retourna donc des scènes, on coupa allègrement, à la demande de Garbo se murmure-t-on, on amputa considérablement le rôle de Constance Bennett qui lui faisait un peu d'ombre. Ressorti en 1942, le film ne ressemblait plus à rien, c'est pourtant la version qui est toujours aujourd'hui commercialisée. 


































Ce qui nous amène à ce nouveau DVD de "La Femme aux deux visages", chant du cygne de la star des stars de la MGM, distribué par... Warner, ce qui nous a un peu perturbé. 

Et soudain, les souvenirs qui remontent et la dure réalité qui resurgit : en 1969, la Metro-Goldwyn-Mayer était achetée par le milliardaire de Las Vegas Kirk Kerkorian, qui démantela le studio, vendit les terrain et se dépêcha de faire construire un casino MGM sur le Strip. Il racheta dans la foulée la United Artists et créa le joli logo MGM/UA. 



































En 1986, il finit par vendre le studio à Ted Turner qui dut le lui recéder mais en conservant les droits du catalogue de la films de la Metro. Passée rapidement entre les mains de Pathé et du Crédit Lyonnais, la MGM fut rachetée encore par Kerkorian en 1996 qui conduisit le studio moribond à la faillite en 2010. Le studio est aujourd'hui entre les mains de la société de production et de distribution Spyglass et survit grâce à des coproductions et James Bond dont il détient encore les droits. 

Et puisqu'en 1986, Turner s'offrit tous les films MGM de la création du studio jusqu'à la date du contrat, voilà pourquoi "La Femme aux deux visages est distribuée par Warner, société avec laquelle Turner a fusionné sa propre compagnie en 1996. Cette homme a donc tout. Sauf Jane Fonda. Mais d'après les dires de l'actrice, il n'était pas très sympathique...