vendredi 20 juillet 2018

David Lee Roth était l'invité de la semaine...


































Oui mais voilà, c'est fini. De toutes les façons, ça ne pouvait pas durer, toutes ces mini-vagues, toutes ces colorations, tous ces bulbes desséchés par les ventilateurs. Il fallait revenir à quelque chose de plus sain. 

Et parlant de vie saine (humour), il est ravi de savoir qu'il sera remplacé dès la semaine prochaine par Merle Oberon. Inutile de dire par conséquent qu'il va y avoir du carat et de l'injection de cellules de singes. 


C'est vendredi : sortons dîner !


Et si en plus le restaurant fait hôtel, soyons fous : restons dormir !

Et maintenant chantons.




Il semblait prévisible que cette semaine familiale de notre été harmonique se termine par les Pointer Sisters, qui du coup proposent une légère accélération temporelle par rapport à ce que nous écoutons depuis lundi. Cependant, en y regardant de plus près, Ruth, Anita, Bonnie et June sont en fait la parfaite conclusion à cette petite visite des années 30, 40 et 50 puisque c'est en s'inspirant précisément de ces décennies qu'elles montrèrent qu'elles n'étaient pas comme tout le monde. 

Formées dans le choeur de l'église de leur révérend de papa à Oakland en Californie, les Pointer Sisters débutèrent comme un duo, puis un trio et enfin un quatuor à partir de 1972, année où le label Blue Thumb se décida à signer cet étrange groupe qui s'habillait comme si nous étions en 1934 et chantait du Count Basie ou des reprises des Andrews Sisters avec une technique vocale qu'on pensait alors perdue. 






































Les trois premiers albums des soeurs Pointer, sortis en 73, 74 et 75, sont des merveilles absolues sur lesquelles on croise du Stevie Wonder, du Isaac Hayes, du Duke Ellington, des clins d'oeil à Peggy Lee et à Broadway mais aussi des compositions originales à l'image de ce "Fairytale", écrit comme une blague et qui leur vaudra le Grammy du meilleur groupe Country (une première pour une formation noire) et sera repris par Elvis. 

Avec des emprunts au blues, au funk, au jazz, les Pointer Sisters montraient ce que des scientifiques ont depuis affirmé : que les plus belles harmonies sont produites par des voix issues de la même famille. 

Lorsqu'en 1977, Bonnie quitta le groupe pour une carrière solo chez Motown racontée ici et June prit des vacances au pays de la cocaïne, Anita et Ruth firent le point. Et si on se réinventait ? Fini le glamour - dépôt vente vintage et les voix à l'unisson, les Pointer devinrent pop et même rock, avant de devenir electro-dance et avec le retour de June, elles attaquaient les années 80 en robes fluo et allaient obtenir leurs plus grands succès. 






C'était bien, pourtant, lorsqu'elles emmenaient les Andrews Sisters à la Nouvelle-Orléans...

Vous prendrez bien un peu d'ananas ?


Même pas une tranche ? Une rondelle alors ?

Soyons Plastique !

Le trio du jour.




































































Parce qu'à trois, c'est aussi bien qu'à deux, sinon mieux, "Soyons-Suave en vacances" est heureux de vous offrir trois Evita. 

Pendant ce temps, sur une plage...


David Lee Roth est l'invité de la semaine...


































Et il vous dit bonjour !

jeudi 19 juillet 2018

David Lee Roth est l'invité de la semaine...


































Et il vous dit bonsoir. Et à demain.

C'est jeudi : sortons dîner !
















Et si en plus le restaurant fait hôtel, soyons fous : restons dormir !

Et maintenant chantons !




Elles ne le savaient pas encore mais lorsqu'elles sortirent en 1959 cette version cha cha cha fort suave de "Teach me tonight", les soeurs De Castro fermaient une boucle ouverte en 1954 par l'enregistrement presque accidentel d'une version pas cha cha cha du tout du même "Teach me tonight" qui allait être leur plus gros succès : numéro 2 des ventes et en tout 5 millions d'exemplaires vendus. La version de 59, qui ne monta qu'à la 76ème place des hit parade, allait être leur dernier disque classé dans les meilleures ventes.

Mais ce qui est formidable avec les De Castro, c'est que cela ne signifia pas du tout la retraite, bien au contraire.  




















Élevées à la Havane mais nées pour certaines en République Dominicaine ou à Manhattan d'un père riche propriétaire terrien cubain et d'une mère américaine ancienne Ziegfeld Girl, les trois soeurs De Castro (De car papa était aristocrate) chantaient à Cuba lorsqu'elles furent littéralement exigées par Carmen Miranda pour le final de son dernier film, "Copacabana" en 1947. 

Fan des soeurs qu'elles comparaient à des bombes atomiques, Carmen les introduisit dans le milieu des night-club américains où elles se firent rapidement une réputation de Andrews Sisters cubaines, mais en beaucoup plus sexy et forcément plus hispanique. Quand elle rencontrèrent enfin le succès en 54 avec "Teach me tonight", elles avaient déjà une dizaine d'années de scène derrière elles. Aussi quand les ventes de disques se firent plus rares à partir de 59, elles continuèrent à faire ce qui était dans leur sang : chanter sur scène. 





















Reines de Las Vegas, les soeurs De Castro ne s'arrêtèrent qu'à leur mort, respectivement en 1992, 2004 et 2010, ce qu'on peut peut-être regretter, tant les derniers spectacles étaient... une expérience et les soeurs... un vague souvenir d'elles-mêmes. 

Mais jusqu'au bout elles furent drôles, ce qui n'est pas forcément la première chose qui vient à l'esprit lorsqu'on pense à elles, à l'image de ces deux chansons interprétées en 1957 pour un court métrage Universal. Combien de fois avons-nous pu regarder et écouter leur version caliente de "Birth of the blues" lors d'une baisse momentanée d'entrain ? Personne ne le sait en fait... Et cela commence à 3m00. 

C'est l'été : partons en safari !


Parce qu'un peu de brousse est toujours dépaysant. 

Pendant ce temps, sur une plage...


Le trio du jour.




































Parce qu'à trois, c'est aussi bien qu'à deux, sinon mieux, "Soyons-Suave en vacances" est heureux de vous offrir trois très jolis portraits. 

Soyons Plastique !