mercredi 1 février 2012

Pour le plaisir.



Soyons-Suave est heureux de vous offrir un lama frileux.

Cache-cache : saurez-vous retrouver Joan Collins ?



Gagné ! Elle était dans le reflet ! Mais c'était un peu attendu...

Et maintenant dansons !


Toujours difficile, presque 30 ans plus tard, de ne pas se lever et danser la danse des neutrons dès les premières notes. Mais nous ne sommes jamais très objectif dès qu'il est question des soeurs Pointer.

Mais avant de poursuivre, une retouche maquillage...

La question du jour : est-il suave d'avoir des canaris ?



Fiers défenseurs du caniche et depuis peu (oui c'est très récent) amateurs de caresses félines, l'équipe de Soyons-Suave n'est pas pour autant sectaire et nous reconnaissons sans difficultés que le monde animal propose de nombreux spécimens dignes d'intérêt.

Si l'univers des rongeurs et des rampants nous a toujours laissé un peu froid, les oiseaux avaient, pensions-nous naïvement, toutes les qualités requises pour nous séduire. En effet, l'oiseau, si nous laissons l'émeu en Australie et dans la savane l'autruche, est généralement, petit, joli et il possède un chant mélodieux. L'oiseau semblait donc suave. C'est du moins ce que nous imaginions jusqu'à il y a 6 mois.


Vous connaissez, puisqu'elle est déjà intervenue ici-même, notre chargée en relations publiques, Renée-France, efficace, discrète : souvenons-nous avec quelle maestria elle géra notre terrible panne informatique de 2011. En août dernier, déclarant que notre open-space était un peu anxiogène, elle suggéra l'introduction, entre le mobilier de collection et l'équipement hi-tech, d'un peu de vivant qui humaniserait l'espace. Nous avons suggéré une femme de ménage à plein temps, elle revint le lendemain avec des canaris.

Cohabitant donc depuis de longues semaines avec un couple de serinus canaria appelé Saint Laurent et Saint Jean (Renée France est catholique et québécoise), nous sommes en mesure de répondre à la question : "Est-il suave d'avoir des canaris ?" et surtout d'y apporter une réponse définitive : non ! Et nous nous proposons de développer la réponse en 5 points.

1. Le canari est une souillon.

S'il est bien une chose que nous avons découvert, c'est que le canari est incapable d'effectuer la moindre tâche sans littéralement dévaster son habitat, en ce qui concerne Saint Laurent et Saint Jean, une cage fin XIXème aux admirables volutes en ferronneries. Le canari ne mange pas, il répand ses graines sur environ un hectare, le canari ne se baigne pas, il provoque un dégât des eaux.

Evidemment il existe des solutions radicales : l'obliger à prendre ses repas dans une pièce capitonnée et lui offrir une véritable baignoire pour ses ablutions mais cela repousse assez loin la conception que nous avons des relations que doivent entretenir l'homme et l'animal, fut-il jaune.


2. Le canari appelle aux dépenses stupides.

Nous n'avons tout d'abord pas prêté attention aux notes de frais de Renée-France : nous avons eu tort. Un déjeuner professionnel : c'est logique. D'innombrables cartouches pour son imprimante couleur : certes. Mais une échelle, un trapèze et un nid en osier doublé vichy ? Le canari, qu'on pensait bêtement pouvoir se satisfaire d'un bout de bois auquel s'accrocher aime les accessoires, ce qui est suave, mais avouons que ses goûts nous échappent.

3. Le canari pousse au meurtre.

Le chant du canari se compose de petits "cui", parfois doublés lorsque c'est une femelle et de trilles puissantes lorsqu'il est de sexe masculin. On lit parfois que le canari suit le rythme du jour, chantant aux premières lueurs et plongeant dans une catatonie reposante une fois la nuit tombée. C'est faux. Souffrant indéniablement d'un complexe d'infériorité, il chante dès qu'il y a du bruit mais en tentant surtout de couvrir les décibels de sa glotte musclée. Tentez une conversation, il vocalise aussitôt, écoutez un peu de musique, il s'époumone.

Par une certaine malchance, Saint Laurent et Saint Jean aiment beaucoup la bossa nova. Toute l'équipe est donc, depuis 6 mois, équipée de baladeurs et nous travaillons dans une ambiance très Ordre des Chartreux ou couvent Carmélites fort sympathique.


4. Le canari n'est pas reconnaissant.

Contrairement au chien, au chat ou, cela dépend des modèles, à vos enfants, le canari ne semble éprouver aucune reconnaissance pour la main qui le nourrit, nettoie ses continuels excréments et supporte ses jérémiades en ne lançant qu'occasionnellement un objet indéterminé sur sa cage. N'espérez donc pas le moindre témoignage de sympathie de sa part, le plus petit regard bienveillant. Le canari ne connait, à l'encontre de l'homme, qu'une attitude : la fuite, généralement vers le haut de sa cage, avec force battements d'ailes et possibles pertes de plumes. Ajoutons d'ailleurs que le canari en fait souvent trop.


5. Le canari n'est pas adapté à partager notre monde.

Non content de manger comme un malpropre, d'être un gouffre financier, d'une misanthropie surprenante et d'être invraisemblablement (pour sa taille) sonore, le canari, supposé pouvoir vivre jusqu'à 8 ans, peut décéder rapidement, sans prévenir et pour de ridicules raisons.

Il est en effet sensible aux changements de températures, aux courants d'air, au stress, il a le foie fragile et le cloaque inflammable, sans parler du fait que son joli plumage peut abriter diverses puces et parasites, qu'il convient de débusquer en l'attrapant, mais pas trop fermement sinon ça craque, et en lui soufflant sur les plumes afin de les soulever. Visualisez-vous faisant cela et une certaine détresse devrait vous envahir.



Samedi dernier "Soyons-Suave Weekend" vous recommandait le canari comme suave objet de collection potentiel, à condition qu'il soit en céramique, en feutrine ou empaillé. Nous ne saurions trop vous conseiller de suivre les conseils de notre supplément weekend.

Le canari vivant n'est pas suave, c'est un peu brutal mais c'est comme ça. Nous savons de quoi nous parlons.

La pause nicotine de Lauren Bacall.

Chaque semaine, Lauren Bacall vient suavement nous rappeler tout l'attrait d'une pause nicotine au milieu d'une journée bien chargée.


Ne craignez pas l'addiction, ce n'est qu'une cigarette par semaine.

C'est mercredi : soyons LGBT !

Chaque mercredi, Soyons-suave propose une tribune aux minorités opprimées, puisque la suavitude passe aussi par le respect et la compréhension. Quelqu'un a dit : "Il faut commencer par s'aimer pour pouvoir aimer les autres", ajoutons : "Il faut reconnaître la suavité de l'autre avant de s'attaquer à la sienne".

C'est donc avec fierté que nous vous offrons un roman lesbien, une moustache et un instant transgenre.

Le Brushing du jour.


Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette trois cent neuvième édition, Dany Savall nous propose un modèle intitulé "Empilage écarlate".

lundi 30 janvier 2012

Pour le plaisir.



Soyons-Suave est heureux de vous offrir un happy end.

Le Quizz de Claire.



Claire nous gâte ce soir, avec sans doute le plus beau globe oculaire jamais publié sur nos pages. Et c'est vrai qu'il est charmant cet oeil, enfin lorsqu'il n'est pas ainsi exagérément grossi par la personne qui en a hérité à sa naissance.

Une fois de plus, nous sommes bien incapables de juger de la difficulté du Quizz donc il va s'agir d'en dire un peu sans en dire trop. L'oeil, le nez et la bouche sont encore de ce monde, encore en activité et sont déjà apparus sur Soyons-Suave. Leur nationalité pourrait être un indice intéressant mais que, bien entendu, nous n'allons pas vous donner. L'ensemble est évidemment "Google image safe". Vous êtes donc un peu seuls, mais avec vos cellules grises. Bon courage.

Pendant ce temps, à Hollywood...



Kim Novak découvre les concours d'élégance canine...

La fin du Quizz de Bruno et Jérôme.



Un jour nous saurons peut-être l'expliquer mais il se passe toujours quelque chose d'étrange à chaque fois que Claire, notre Maharanée, remporte un Quizz. C'est entre l'excitation et l'évidence, et la fébrilité puisque nous savons combien elle n'aime pas perdre. Soyons sereins cette semaine, Claire est, sans conteste, notre grande gagnante. Elle voit donc son nom en noir sur gris sur Soyons-Suave et reçoit nos respectueuses salutations.

Cette introduction ne serait complète sans un merci puisque Claire, en plus de ses connaissances pointues, sait être attentionnée. Reprenons mot pour mot sa réponse : notre mystérieux couple était bien June Allyson et Peter Lawford dans "Good News", comédie MGM de 1947, que nous avons toujours un peu de mal à regarder tout en étant conscient de sa popularité.


"Good News" est peut-être l'une des rares comédies musicales Metro dont nous sommes bien incapables de fredonner un seul air, tant les mélodies nous échappent. Autre curiosité, ce film, qui fut un immense succès, voit un second rôle interpréter les deux titres phares du show, "Good News" et "Pass that peace pipe".

De toute évidence le film était supposé lancer la carrière de Joan McCracken, 1m40 avec talons et star d'"Oklahoma" à Broadway. Elle ne tournera jamais de second film.


"Good news" est en fait un exemple parfait de la formule si bien rodée qu'utilisa la MGM juste après la guerre : une histoire simple ayant fait ses preuves (le film est l'adaptation d'une pièce de 1927 déjà portée à l'écran), un couple de stars jeunes aimées du public, des seconds rôles attirants (Mel Tormé, jeune vedette de la radio est LA surprise du casting) et un optimisme à toute épreuve.

Afin de rendre le film encore plus accessible, personne n'est trop beau dans "Good News", ni trop sophistiqué, à part peut-être Peter Lawford qui tente de cacher son accent britannique mais ne peut rien contre son charme naturel. Par une ironie dont la vie a le secret, il fut incontestablement le plus malheureux du tournage, amoureux fou de June Allyson laquelle venait de se marier. Rien ne transpire cependant des photos publicitaires pleines d'allégresse.






Faisant partie du package "Best foot forward" lorsque la MGM acheta les droits de la comédie musicale de Broadway afin de l'adapter à l'écran en 1943, June Allyson dut sa carrière au personnage de jeune fille sage et attachante et plus tard d'épouse aimante et attentionnée qu'elle incarnera durant deux décennies.

Beaucoup plus coquine à la ville qu'à l'écran, elle aura avec Peter Lawford une torride liaison durant le tournage de "Two sisters from Boston" alors qu'elle vient de se marier avec le chanteur Dick Powell. Il faut dire qu'en 1946, personne ne résiste à Peter Lawford, à tel point que Louis B. Mayer doit régulièrement lui interdire l'accès à certains plateaux, certaines loges quand ce ne sont pas certains quartiers de Los Angeles où résident ses nouvelles recrues.



Tout cela cessera, en partie, lorsqu'il épousera en 1954 Patricia Kennedy, qui divorcera tout de même en 1966 en raison de ses nombreuses infidélités. S'il allait voir de temps à autre du coté des messieurs, son tableau de chasse féminin est autant impressionnant que diversifié : Anne Baxter, Ava Gadner, Lana Turner, Judy Garland, Liz Taylor et Judy Holliday. Remercions-le cependant de tant d'énergie : cela fait aujourd'hui de bien belles photos.






Amoureux fous en 1946, June Allyson et Peter Lawford ne s'embrasseront que devant les caméras en 1947 dans "Good News", pour se retrouver une dernière fois dans "Les quatre filles du docteur March" en 1949. Si l'alchimie est toujours là, celle qui unit désormais au cinéma June Allyson et Van Johnson a un énorme avantage : aucun risque de liaison adultérine avec Van. June restera mariée à Dick Powell jusqu'à sa mort en 1963, après quoi elle convolera deux nouvelles fois.


Étrangement Peter Lawford suivra sensiblement le même chemin, se mariant 3 fois, dans un laps de temps de plus en plus court entre la rencontre avec sa nouvelle épouse et la cérémonie et avec des femmes de plus en plus jeunes. La dernière avait 17 ans alors qu'il approchait les 61.

Il décédera en 1984, un peu usé par l'alcool et la drogue et surtout sans avoir le temps d'admirer le comeback fracassant de June Allyson en égérie des couches pour adultes incontinents "Depend". La production était moins prestigieuse qu'un film MGM mais le résultat tout autant bourré d'optimisme. Et c'est finalement ce qui importe, non ?

Le String de la semaine.

Même si l'idée semble impossible, on peut cependant être suave en string. Chaque semaine, la preuve en image.



Et cette semaine, notre ami le String se donne 45 secondes pour reconstituer la grosse pelote d'origine.

Le Brushing du jour.


Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette trois cent huitième édition, Debbie Harry nous propose un modèle intitulé "Le crêpé oxygéné".

C'est lundi !



Suaves visiteurs, ça y est, l'hiver est là. Et comme il n'est pas question que nous vous perdions à cause d'une vilaine grippe ou d'un refroidissement, oublions exceptionnellement la coordination et ne songeons qu'à nous protéger du froid. Aussi avant de sortir, avez-vous songé à vous couvrir chaudement ?