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mercredi 20 décembre 2023

Le trio du jour.





















Parce qu'à trois, c'est aussi bien qu'à deux, sinon mieux, Soyons-Suave est heureux de vous offrir trois robes de circonstance. 

lundi 13 février 2023

Le Brushing du jour.




















Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette mille cinquante cinquième édition, Joan Collins présente le modèle intitulé "La mèche". 

mardi 30 août 2022

Et maintenant chantons !


La première fois qu'on put écouter et même regarder "Feeling good" se déroula le 3 août 1964 sur la scène du Théâtre Royal de Nottingham et les chanceux spectateurs qui assistèrent à cette première ne furent pas très nombreux. Pour tout dire, le show n'arriva même pas jusqu'à Londres. Car vous l'aurez compris, "Feeling good" est tiré d'une comédie musicale, rarement reprise et qui porte le nom compliqué de "The Roar of the greasepaint, the smell of the crowd". 

Et c'est alors que nous parvenons à l'élément qui nous a fait opter pour cette chanson afin de finir l'été en beauté, c'est à dire son auteur : Anthony Newley. Jamais encore mentionné sur nos pages, le nom d'Anthony Newley est malgré tout associé à une habituée de Soyons-Suave puisqu'il fut de 1963 à 1970 l'époux de Joan Collins à laquelle il fit deux beaux enfants et avec laquelle il format un couple qui tenait du Liz et Richard bis.  

Mais Anthony fut un comédien, un auteur, un chanteur (à la voix très particulière) et surtout un compositeur de génie. C'est bien simple, on lui doit certains des plus gros tubes mondiaux des années 60 et 70 : "Who can I turn to", "The Joker", "What kind of fool am I", "Gonna build a mountain", "Once in a lifetime" ou l'intégralité de la BO de "Willy Wonka" et donc "The Candy Man". Et sans lui, Shirley Bassey n'aurait pas su quoi fredonner puisqu'il est également l'auteur des paroles de "Goldfinger". 





































Mais que raconte donc "Feeling good" ? A vrai dire, ne comptez pas vraiment sur nous pour vous expliquer l'intrigue de "The Roar of the...", nous ne l'avons jamais totalement comprise. Il y est en tout cas question de deux personnages, aux antipodes socialement, qui se lancent des défis perpétuels que gagne systématiquement le plus aisé, jusqu'à ce qu'un troisième personnage n'apparaisse, nommé "le négro", qui va battre les deux hommes à leurs jeux. 

Et pour célébrer sa victoire sur les deux hommes blancs, il entonne "Feeling good", un chant d'émancipation donc et on comprend pourquoi en 1965, une telle victoire fait chanter : "C'est une nouvelle aube, un nouveau jour, une nouvelle vie et je me sens bien". 

C'est Cy Grant qui chantera pour la première fois le titre à Nottingham. Impressionné par ce show très peu couteux (trois personnages), le producteur David Merrick le fera venir aussitôt à New York et c'est cette fois Gilbert Price qui eut la chance en 1965 de se sentir bien. Mais entre temps, Nina Simone avait sorti sa version. Il n'y eut donc que Cy Grant qui eut le privilège de pouvoir croiser Nina et de lui lancer : "Moi premier Momone" ! 

samedi 18 juin 2022

Les très suaves Heures de l'histoire contemporaine : le jour où on interdit des toilettes.


 


















En cette fin d'année 1965, le producteur Lou Adler a de quoi être raisonnablement heureux. Débutant sa carrière musicale comme manager d'Herb Alpert, puis se découvrant des talents de compositeurs qui lui permirent d'offrir quelques chansons à Sam Cooke par exemple, il s'est lancé à partir de 1964 dans une aventure risquée, la création d'un label de musique et bien lui en a pris. 

Car Lou Adler a clairement du flair. Il a compris qu'en ce début des années 60, la musique folk et sa cousine germaine la musique pop sont sur le point de détrôner la variété. Créé au départ pour distribuer les disques de Johnny Rivers (ne cherchez pas, plus personne n'en parlera après 1968), son label Dunhill Records a surtout signé le chanteur engagé Barry McGuire qui dès son premier album va décrocher un numéro 1 avec "Eve of destruction". 


La guerre du Vietnam, la menace nucléaire, la conquête spatiale, la ségrégation raciale, voilà ce dont il est question dans cette ritournelle qui ressemble plus à une capsule temporelle qu'à une chanson et qui évoque si bien les préoccupations pacifistes de la jeunesse en 1965 qu'elle sera bannie de la plupart des radios américaines. 

Mais comme vous pouvez le remarquer, pas la moindre mention à des WC. Il est encore un peu tôt pour faire la liaison avec le titre de ce billet mais elle arrive. Car Barry McGuire ne va être qu'un intermédiaire avec le sujet du jour. 

Ce qui importe, c'est qu'au cours de ses tournées, Barry McGuire a fait la connaissance d'un quartet musical originaire de New York dont il a aussitôt tout apprécié et qu'il a invité à le rejoindre en Californie, afin de travailler avec lui et, autant en profiter, auditionner pour Lou Adler. Ce groupe est composé du couple John et Michelle Phillips, de Denny Doherty et de Cass Elliot. Et après avoir longuement hésité, ses quatre membres se font appeler The Mamas and the Papas. 





































































Peut-on faire plus années 60 et plus "flower power" que The Mamas and the Papas ? Sans doute pas. Et n'oublions pas que depuis notre naissance, nous sommes représentés par Mama Cass, nue dans un champ de marguerites ce qui peut aisément confirmer ce que nous venons d'écrire.

En 1965, les quatre membres du groupe se rendent donc à Los Angeles, pour participer au nouvel album de Barry McGuire dont ils vont assurer tous les chœurs, qui vient en plus de leur acheter une de leurs premières compositions, intitulée "California Dreamin". Et ils auditionnent comme prévu pour Lou Adler qui, dans une sorte de délire MGM "je vous engage pour 7 ans", leur commande aussitôt 10 albums. 

The Mamas and The Papas restent donc en studio et gravent une quinzaine de titres, dont le premier ne va aller nulle part mais lorsque sort leur propre version de "California Dreamin", c'est la folie. Ce groupe inconnu se classe directement à la quatrième place des hit-parade, le public découvre leurs harmonies impeccables, leur sens stupéfiant de la mélodie qui tue et leurs chanteuses, enfin surtout Michelle Phillips qui deviendra instantanément une icone. 


Lou Adler, pour revenir à lui, nage en pleine félicité puisqu'en deux contrats, Barry et les Mamas and the Papas, il a décroché le gros lot. Le quatuor n'a pour l'instant qu'un single mais assez de titres pour sortir un album complet. La machine Dunhill Records se met donc en marche et la sortie est prévue pour février 1966. Et finalement, puisque le groupe est sous contrat et les chansons déjà en boite, il n'y a plus qu'une chose à faire, trouver un visuel pour le futur 33 tours et pour cela, Lou a sous la main quelqu'un de formidable, le photographe Guy Webster. 

Puisque vous sentez venir la biographie synthétique de ce monsieur, ne vous décevons pas. Né à Hollywood, Guy est d'une famille appartenant au show business. Son père est un compositeur de renom oscarisé ("Secret love" pour Doris Day, "Love is a many splendored thing" pour tout le monde). Il a grandi en étant voisin de Fred Astaire, en voyant passer chez lui Duke Ellington et en jouant avec les enfants du gratin du cinéma. 

Mais ce qui l'intéresse depuis toujours, c'est la photographie. Après de courtes études, il s'est lancé un peu en autodidacte et c'est presque par accident qu'il s'est retrouvé à shooter des pochettes d'albums pour Dunhill Records. Il deviendra au passage un des plus célèbres photographes musicaux des années 70, à l'origine de pochettes devenues des classiques et un des plus célèbres photographes tout court, spécialisé notamment dans les personnalités du cinéma. Illustrations avant de revenir aux toilettes. 






























Guy Webster ne connait pas plus les mamas que les papas mais tout le monde ayant le même âge, il se dit que la séance photo pour leur premier album devrait être une bonne partie de rigolade. Et c'est effectivement ce qu'il va se produire. Guy se rend dans la maison qu'ils louent à Los Angeles. L'humeur est bonne, on boit, on fume, on prend des drogues (1965, rappelez-vous) et on oublie un peu de faire des photos. 

Et lorsque Guy réalise qu'il n'a rien fait, les Mamas et les Papas ne sont plus trop d'humeur... ou plus trop conscients. Guy leur court après, il parvient à les coincer dans la salle de bain, met vaguement la chose en scène et appuie sur le déclencheur. Il a conscience que c'est un peu n'importe quoi mais avec un peu de chance, cela collera avec le côté jeune et décomplexé du groupe. 

Et cela va donner ceci : 























Et ceci pour ce qui est des photos n'ayant pas été jusqu'à la pochette :




 



















Et donc enfin : apparition des toilettes ! Roses ou blanches en fonction des sources. Nous ne connaitrons jamais la vérité. 

En février, l'album "If you can't believe your eyes and ears", le premier des Mamas and the Papas sort, accompagné en mars d'un troisième single, "Monday monday" et cela va entraîner deux sortes de réaction. La chanson, elle, va être un triomphe et devenir le seul et unique numéro 1 du groupe. Elle leur rapportera même un Grammy. Donc tout va bien. 

Mais l'album ne passe pas, et chaque jour Dunhill Records voit revenir des cartons entiers de 33 tours refusés par les revendeurs qui n'envisagent pas une seconde de mettre en vente un disque proposant une cuvette de toilettes aussi clairement exhibée. C'est la catastrophe pour Lou Adler, qui a forcément beaucoup investi dans le produit. Impossible de lancer une réimpression et de rappeler tous les exemplaires dont beaucoup sont déjà partis à l'étranger. Une seule solution : la vignette. 

























Suivant le succès des différents singles de l'album, Dunhill Records va consciencieusement coller de petites étiquettes dont la taille calculée cache la honteuse cuvette et rendre enfin acceptable le disque des Mamas and the Papas aux acheteurs de 1966 qui ne faisaient donc ni pipi, ni autre chose.

On peut y voir aujourd'hui une belle idée collection, à condition évidemment de posséder tous les exemplaires, y compris étrangers.   

Il en sera de même pour les 45 tours, et ce n'est que lorsqu'une réimpression sera rendue nécessaire par le succès foudroyant du disque qu'on décidera de changer la photo, enfin de la recadrer. Exit donc le budget vignette. 













































Si Lou Adler est toujours parmi nous, ce n'est plus le cas de Mama Cass, décédée en 1974, ni de John Phillips, disparu en 2001, ou de Denny Doherty, emporté en 2007. Des quatre membres originaux, Seule Michelle Philipps est encore en vie. Elle a aujourd'hui 78 ans. Après une très fructueuse carrière, Guy Webster a rangé à jamais ses objectifs en 2019. Et tout cela est évidemment fort triste. 

Mais ce qui nous plait le plus dans cette belle histoire du weekend, en plus d'avoir donné naissance à une pochette figurant désormais sur la liste fameuse des disques censurés on ne sait plus toujours très bien pourquoi, c'est le mot final de Lou Adler. 

Car n'essayez pas de nous convaincre qu'il ne savait pas ce qu'il faisait lorsque, pour maintenir la popularité de l'album des Mamas and the Papas, il proposa à la vente une version collector dont le vinyle était coloré. Et de quelle couleur s'il vous plait ? 























Jaune. Evidemment ! 

Si vous le trouvez un jour, conservez-le précieusement. Il pourrait vous assurer une retraite heureuse car il coûte TRES cher... 

lundi 23 mars 2020

17 fois Cécile Cassard ?



























Non, ce serait trop. Contentons-nous de 7 célébrités ayant plus ou moins bien compris le principe du "Restez chez vous !"

Non non Grace, on ne sort pas... 


dimanche 5 janvier 2020

Une caresse avant de se quitter.



































C'était le 129e numéro de "Soyons-Suave Weekend" et ce fut, comme toujours, un plaisir. 

Il ne nous reste plus qu'à vous souhaiter, puisque nous ne l'avons pas encore fait, une merveilleuse année, la plus suave possible, comme vous pouvez l'imaginer. En cas de doute, souvenez-vous que nous sommes là, et même lorsque ce n'est pas le cas, nous ne sommes jamais loin. 

Des bises, donc. Tous nos voeux, suaves visiteurs. Et que 2020 soit supercalifragilisticexpidelilicieuse. C'est le pire que l'on vous souhaite. 


mercredi 19 décembre 2018

Le trio de l'avent.




































Parce qu'à trois, c'est aussi bien qu'à deux sinon mieux, Soyons-Suave est heureux de vous rappeler que dans certains pays, Noël se dit "Joan Collins". 

lundi 24 septembre 2018

La fin du Quizz de rentrée.



































Ah, qu'il est bon de voir que les choses ne changent pas et que vous êtes toujours, suaves visiteurs, aussi agiles et parfois taquins. En tout cas, il n'aura pas fallu longtemps pour démasquer notre première invitée de septembre, en l'occurrence Joan Collins dans la nouvelle saison de "American Horror Story : Apocalypse" et cela nous met en joie car franchement, que se passerait-il si, ici, personne n'était capable de reconnaître miss Collins ? 

Célébrons comme il se doit Nina (qui mitraillera moins, elle nous l'a promis) et Ivan qui connaissent donc leurs octogénaires sur le bout des doigts et d'autant plus lorsqu'elles sont accompagnées de suppléments capillaires. C'était une belle victoire, bravo à tous les deux. Que la nouvelle saison commence. 



































C'est incontestablement l'élément excitant de la 8e saison (déjà...) de American Horror Story : Joan Collins, 85 ans, qui dès le premier épisode rejoue littéralement une scène de Dynasty et rend hommage à chacune de ses scènes à Alexis Carrington et donc à elle-même puisqu'il est de notoriété publique que très rapidement, les auteurs du soap de Aaron Spelling arrêtèrent de lui écrire des scènes, préférant lui dire simplement : "Faîtes ce que vous voulez !".

Ce n'est certes pas la première fois que Ryan Murphy, dans un délire très Ross Hunter, le producteur génial qui, dans les années 60, ressuscita littéralement Lana Turner, Susan Hayward ou Constance Bennett, démontre son amour pour les actrices... matures. 

Depuis 2003 et les séries Glee, American Horror Story, American Crime Story, Nip/Tuck et Feud, n'a-t-il pas été responsable des come-back ou des mises en orbite de Jessica Lange, Kathy Bates, Jane Lynch ou Judith Light, tout simplement ébouriffante dans "The Assassination of Gianni Versace ?"







































Et c'est à priori Annette Bening qui sera la tête d'affiche de la 3e saison d'American Crime Story consacrée à l'ouragan Katrina. 

Mais enfin Joan Collins, tout de même, nous en avons, en y pensant, pratiquement la tête qui tourne, quand pour sa part elle semble en apprécier chaque minute, comme il y a quelques jours invitée chez James Corden, très heureuse d'avoir comme nouvel ami l'homme qui vient de signer un contrat d'exclusivité de 300 millions de dollars avec Netflix. 
















Mais nous avons à présent une très mauvaise nouvelle. Tant pis pour ceux qui n'ont pas encore sauté sur AHS Apocalypse, nous sommes au regret de vous annoncer qu'à la fin de l'épisode 2, Joan est sauvagement assassinée. Après avoir été très méchante, d'accord, mais enfin elle meurt sans espoir de retour. 

Seulement nous avons également une bonne nouvelle : 



































Voici deux photos prise pendant le tournage de AHS Apocalypse et si on excepte le mauvais cadrage de la première photo qui semble annoncer un parking pour personnes âgées, Joan y porte surtout une perruque que nous n'avons pas vue dans les deux premiers épisodes. 

Une source nous informe d'ailleurs (cette source est fiable puisqu'il s'agit de Joan elle-même) qu'elle est au générique des épisodes 4 et 5, et potentiellement des 7 et 8 aussi. Nous respirons donc. 

Il est parfois suave de spoiler, n'est-il pas ?