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vendredi 30 juillet 2021

Et maintenant chantons !


Terminons cette semaine à courir après le temps qui passe par deux rossignols qui croisèrent la route de "I'm late" et débutons par la plus obscure : Mindy Carson, délicieuse vocaliste comme on en rencontra beaucoup dans les années 50 aux USA, qui essaya, essaya, essaya encore mais non, quand ça ne va peut, ça ne veut pas. 

Mindy eut pourtant un fort joli parcours : chanteuse d'orchestre, invitée spéciale appréciée à la télévision, tête d'affiche de clubs chics (elle fut la plus jeune chanteuse à se produire au Copacabana). Elle décrocha quelques hits sans pour autant atteindre les sommets des classements et put même, comme il se devait alors, lancer une nouvelle danse, "Le poisson", qui visiblement accrocha moins que le twist ou le mambo. 


























Nous aimons beaucoup son "I'm late", sorti dès 1951 et qui nous amène, en lisant que Mindy est sur ce titre accompagné par "The Three Beaus and a Peep", à nous demander combien de quatuors vocaux restent encore à découvrir, alors que nous pensions être assez au point sur le sujet. Revisitez à ce titre notre été musical 2018. 

Repérée en 1946 à 17 ans, en 1960, c'est à dire ayant à peine dépassé la trentaine, Mindy était finie, ce qui triste mais peut-être connut-elle alors une vie de félicité. A vrai dire nous ne sommes pas parvenus à en savoir plus. 




































Commençant sa carrière à l'âge de 12 ans, il est sans doute inutile de préciser que Julie Andrews traversa, elle, la trentaine sans encombre et continue d'être aujourd'hui un nom qui scintille même si il ne chante plus, depuis 1995 et une désastreuse opération des cordes vocales. 

Et puisqu'elle chanta au cinéma avec des pingouins, des ramoneurs et mêmes des enfants, il semble tout à fait naturel de la voir, dans cet extrait de son show hebdomadaire diffusé pendant un an de 1972 à 1973 sur ABC, chanter avec 8 lapins. 



Et puisqu'il nous semble impossible de faire mieux, autant clore ici cette saga musicale, dont vous pouvez retrouver les perles et autres curiosités ci-dessous. 









Et pour télécharger tout ceci bla bla bla... 

lundi 20 mai 2019

Le Brushing du jour.

Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette neuf cent cinquante huitième édition, Julie Andrews présente le modèle intitulé "Madame Playmobil". 

mercredi 5 avril 2017

La question suave du jour : Julie Andrews aime-t-elle vraiment les enfants ?


































Parce qu'elle fut Maria Von Trapp et Mary Poppins, il semble évident pour pratiquement tout le monde que Julie Andrews aime les enfants et elle mériterait aisément une médaille dans le cas contraire, pour avoir passé autant de temps en compagnie de ces petits êtres dont les mains collent souvent et le nez dégouline fréquemment. 

D'ailleurs mère de trois filles (dont deux adoptées dans un orphelinat vietnamien durant la guerre) et belle-mère de deux enfants, il est pratiquement impossible aujourd'hui d'interviewer Julie sans qu'elle évoque le fait d'être 10 fois grand-mère et trois fois arrière grand-mère, ce qui nous amène à penser que pratiquement tout le monde a raison et qu'elle aime réellement les enfants. 

































Il nous est venus à l'idée en regardant d'un peu plus près sa carrière que Julie Andrews avait finalement de bonnes raisons d'entretenir ce genre de relation avec les bambins puisqu'ils l'ont régulièrement aidé, à percer, à passer certains cap difficiles et à être toujours active aujourd'hui à presque 82 ans. 

L'évidence d'abord : Julie ne serait pas grand chose au cinéma sans Disney qui crut en elle pour "Mary Poppins" alors que Jack Warner préférait Audrey Hepburn pour l'adaptation du triomphe de Julie sur les planche : "My Fair Lady". 

Disney - Julie Andrews, une association qui dure toujours : après l'opération ratée qui lui coûta ses cordes vocales en 1997, le studio de Mickey lui proposa "Princesse malgré elle", immense succès qui la fit connaître d'un jeune public qui ignorait jusqu'à son nom. Dans la foulée, on la fit Ambassadrice de Disneyland et on lui proposa deux téléfilms adaptés des aventures d'Eloïse, crées par Kay Thompson. 




  


















En 1968 et 1970, Julie Andrews joua dans deux flops retentissants : "Star !" et "Darling Lili" qui mirent un léger frein à sa carrière et aux comédies musicales à gros budget. Se tourna-t-elle alors vers le cinéma pornographique ? Pas du tout, elle dit oui à Jim Henson qui la sollicitait depuis quelque temps et devint l'invitée régulière du Muppet Show et de "Rue Sésame". 

En 1978, elle fut même la vedette d'un programme d'une heure sur CBS, évoqué avec des trémolos dans la voix par la plupart des presque quinquagénaires américains, au point que le show vient de sortir enfin en DVD, 38 ans après sa diffusion sur le petit écran. 




































Héroïne de Disney et des Muppets, et des veufs autrichiens, cela va de soi, Julie Andrews a en quelque sorte aggravé son cas en se lançant dans l'écriture de livres pour enfants, qu'elle enregistre parfois sur disques. 

Elle n'est certes pas la première à se découvrir une passion pour la littérature jeunesse mais à ce jour, elle est tout de même l'auteur de plus de 50 ouvrages, généralement coécrits avec sa fille biologique, qui lui ont rapportés une fortune et en 2011 encore, un Grammy Award. 















































Vous comprenez pourquoi nous insinuions que Julie Andrews serait en fait une ingrate si elle se révélait détester les mioches, d'autant que depuis le mois de mars, ils lui permettent d'avoir, ce qui est tout de même très chic et pratiquement inespéré lorsqu'on a commencé en 1947, une série sur Netflix ! 

"Julie's Greenroom", 13 épisode de 30 minutes, voit Julie Andrews être "Miss Julie", propriétaire d'un petit théâtre qui accueille des élèves afin de les sensibiliser aux différents métiers artistiques et les aider à monter une comédie musicale. La série est produite par la Jim Henson Company, les élèves sont donc des marionnettes et il y a un petit chien et un canard. Et un invité à chaque épisode. 



Et si vous avez regardé attentivement la bande-annonce, oui, il y a Carol Burnett, qui chantait pour la première fois avec Julie en 1962.

Ne guettant, ni les nouveaux programmes de Netflix, ni les émissions éducatives pour enfants, nous devons vous avouer que nous avons appris l'existence de cette petite chose visiblement très sympathique par ceci :


































Soudain la controverse : lors d'un entretien, la fille de Julie aurait déclaré qu'il avait été important pour sa mère et elle de créer des marionnettes présentant une véritable diversité : hispanique, asiatique, noire, fauteuil roulant et pour rendre l'éventail complet, une jeune fille serait en fait en recherche identitaire, risquant même de ne pas rester de sexe féminin très longtemps.

Donc non seulement Julie Andrews aimerait les enfants, mais elle aimerait tous les enfants. En étant légèrement communautaire. Vous comprendrez pourquoi on commence à lire des "Béatifions Mary Poppins !".

Ce qui est absurde puisqu'elle est encore vivante. Et visiblement partante pour une saison 2.


vendredi 25 mars 2016

Le Brushing du jour.

































Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette sept cent seizième édition, Julie Andrews présente le modèle intitulé "Shanghai spécial". 

vendredi 3 avril 2015

Le Brushing du jour.

































Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires; Et pour cette six cent quarante septième édition, Julie Andrews présente le modèle intitulé "Normalement, ça rend bien, je ne sais pas, ce doit être l'humidité...". 

mercredi 4 décembre 2013

lundi 8 avril 2013

La fin du Quizz de Dsata et Bruno.



















Visiblement Marianne n'en est pas revenue elle-même : le monsieur qui se savonnait (du moins le supposons-nous) sous la douche était bien Paul Newman dans "Le rideau déchiré" d'Alfred H., un Paul un tantinet frileux puisque la capture de Bruno est sans appel : malgré le rideau et la transparence relative, Paul porte un slip ! 

Slip ou pas slip, bravo Marianne, divinement inspirée et dont il va falloir commencer à compter les victoires. D'ailleurs cela fait au moins un an que nous promettons, enfin, un décompte précis permettant d'y voir plus clair dans la grande famille des pourfendeurs de mystères. Qui est sur la première marche ? Notre Maharané va-t-elle devoir rendre son sari ? Encore un peu de patience...















Sorti en 1966, "Le rideau déchiré" est un Hitchcock mal-aimé dont la première fut une catastrophe et les critiques assassines. Pourtant, Dieu que nous aimons ce film, qui est peut-être avec "La mort aux trousses", le divertissement hitchcockien que nous avons le plus regardé. 

Nous sommes cependant bien conscients qu'il y un certain nombre de choses dans "Le rideau déchiré" qui ne vont pas mais c'est plus fort que nous : nous ne savons pas résister aux histoires de guerre froide. Nous avons d'ailleurs un rayonnage "Passage à l'Est" dans les archives vidéos de Soyons-Suave, surveillé en permanence par des caméras de sécurité. 















Il est de notoriété publique que pour ce film, Hitchcock souhaitait Eva Marie Saint et Cary Grant et se retrouva contre son gré avec Julie Andrews et Paul Newman. Ce n'est évidemment pas la même chose et s'il est malgré tout, toujours agréable, de regarder Paul, Julie, descendue des alpages, est un peu plus embarrassante. 

Décidant visiblement d'accentuer ce que nous pourrions appeler un certain manque de sex-appeal, Hitchcock gratifia Mary Poppins d'une charmante coupe artichaut, pendant que Edith Head l'enveloppait dans des teintes... moutarde. Reconnaissons que Julie est bonne joueuse, certaines auraient fait un procès pour beaucoup moins. 














Jouant de malchance, Julie Andrews, si elle ne pouvait rien contre la suavitude absolue de Paul, qui sait rester coquin même sur un lit d'infirmerie, dut combattre deux terrifiantes adversaires, dont généralement les visages sont beaucoup plus associés au "Rideau déchiré" que le sien : Lila Kedrova et Tamara Toumanova. 


















Le talent de la première n'est plus à louer : elle reste pour l'éternité la madame Hortense de "Zorba", rôle pour lequel elle obtint l'Oscar du meilleur second rôle en 1964 et un Tony lorsque la pièce devint une comédie musicale à Broadway en 1983. Et avant que Valentine De Luxe ne hurle : elle est bien sûr inoubliable dans "Le locataire". 

Tamara Toumanova, véritable ballerine, fut la "perle noire des ballets russes" de Monte-Carlo, la partenaire de Lifar et l'étoile préférée de Balanchine. Elle reste pour l'éternité la madame Petrova de "La vie privée de Sherlock Holmes" de Billy Wilder, rôle pour lequel elle n'obtint rien, si ce n'est notre admiration la plus fervente. Mais existe-t-il une seule chose que nous n'aimons pas dans ce film ? 





















Pour revenir au "Rideau déchiré" et pour l'avoir revu très récemment, malgré les "Encore ?" lancés en écho dans nos locaux, il nous semble qu'il se prête fort bien , peut-être même bien plus que d'autres films d'Alfred H., au petit jeu de l'arrêt sur image et de l'esprit qui vagabonde. Si vous n'en connaissez pas le principe, il est fort simple : on gèle l'image d'un film au hasard et on se perd dans la contemplation du plan, en laissant son esprit vagabonder vers d'autres images auxquelles le plan peut éventuellement vous faire penser, sans que vous n'y ayez jamais songé auparavant. 

Ce jeu se pratique, bien sûr, chez soi et muni d'un lecteur dvd. Il est déconseillé en cabine de projection d'un multiplex. 

Nous vous livrons donc, pour finir, quelques captures du "Rideau déchiré" et vous invitons à vagabonder. 















Elles nous ont respectivement conduits à Edward Hopper, à quelques sueurs froides estudiantines et à "Invaders from Mars" de Tobe Hooper. L'esprit humain, parfois...