lundi 20 juin 2016

La fin du Quizz de Céline de la Saga.
































Généralement, lorsqu'un Quizz décède dans les 10 minutes qui suivent sa parution, nous savons que : 1) il était très facile, mais ce qui n'arrive jamais 2) un suprême pourfendeur de photo mystère s'est connecté à temps. 

Retenons la deuxième solution puisque c'est Marianne qui a su rendre à Beau Bridges son identité et qui voit donc son nom en noir sur gris cette semaine sur Soyons-Suave, ce qui n'était pas arrivé depuis quelques temps, n'est-il pas ? Marianne, recevez de plus nos chaleureuses félicitations et notre admiration. Si si. 


































Il fallait bien qu'un jour ou l'autre nous parlions de Beau et de ce film étonnant, "The Landlord" alias "Le propriétaire", sorti en 1970 et première réalisation de Hal Ashby, qui dans les années qui suivront, livrera au monde "Harold et Maud", "Shampoo" ou le très oscarisé "Le retour" avec Jane Fonda. 

"The landlord" et son affiche si subtile, raconte comment un jeune héritier, très blanc, décide de faire quelque chose de sa vie en devenant propriétaire d'un immeuble à Brooklyn, exclusivement habité par des afro-américains, au RMI si une telle chose existait aux USA. Il souhaite en faire un immeuble de luxe mais succombe peu à peu à la bonhomie des habitants et à leurs charmes et ce n'est pas une mais deux histoires qu'il vivra avec deux locataires dont une finira enceinte et l'autre à son bras. 























On pourrait voir dans "The Landlord" une fable politique, mettant en scène en ce début des années 70 des romances interraciales et une certaine confrontation entre l'activisme black panther et la société blanche de l'époque. Détrompez-vous : ce film est une ode à Lee Grant, qui en mère de Beau Bridges, se retrouvera d'ailleurs en piste pour l'oscar de la meilleure actrice dans un second rôle. 

Car, et c'est précisément où "The Landlord" est là où on ne l'attendait pas forcément, le film est en fait une farce, parfois très drôle, parfois très déconcertante, une sorte de Case de l'Oncle Tom à peine caricaturale (euphémisme) dans laquelle jouerait Malcom X. Et il sombrera dans l'oubli pratiquement dès sa sortie, ne faisant aucune entrée. Ce qui implique, mais vous l'avez deviné, qu'il est aujourd'hui forcément culte. 



La séquence ci-dessus possède une de nos répliques préférées du film, lors d'une très éthérée confrontation entre Beau et sa mère. "Tu es bien un Lion" lui dit-elle. "Non maman, je suis Cancer" lui répond-il. "Vraiment ? Quand es-tu né déjà ?"... Une mère comme on les aime et comme les affectionnent particulièrement Valentine Deluxe et BBjane Hudson sur "Mein Camp".

Si nous connaissions "The Landlord" essentiellement en raison de Lee Grant, nous avons réalisé qu'en dehors de "Norma Rae" et des "Baker boys", with Michelle Pfeiffer, la carrière de Beau Bridges était pour nous un mystère. Quelques minutes plus tard, nous comprenions pourquoi : au cours des années 70, qui auraient du le propulser dans le star système, Beau a tourné avec de grands réalisateurs mais généralement dans leur film qui n'a pas marché. Car Norman Jewison, Stanley Kramer, Sidney Lumet, ce n'est pas rien. Mais alors ce qui suit...





































Disons donc qu'à la différence de son petit frère, Beau n'a pas eu de chance. Ou n'a pas su choisir. Ou n'a pas eu de chance.

Et c'est alors le moment de vous rappeler que Beau est bien le frère de Jeff et donc le fils de Lloyd, une dynastie comme on les aime parce que cela donne toujours de jolies photos de famille.



















Depuis le début des années 90, Beau a semble-t-il accepté d'être, des Bridges, celui qui travaille beaucoup sans pour autant en recevoir la gloire. Sa filmographie est impressionnante, que de films, que de téléfilms, que d'apparitions à la télévision, et elle continue de l'être. Au même moment, son frère Jeff passait dans une autre dimension : "The Fisher King", "The big Lebowski", "Ironman", "True Grit", plus des occasions de cabotiner pour beaucoup d'argent dans d'énormes productions. Tout en optant définitivement pour une importante pilosité faciale.

La leçon a visiblement été retenue par le fils de Beau, Jordan, lui aussi comédien, qui, parfaitement rasé comme papa, ne s'est vu offrir que des utilités à la télévision mais qui occasionnellement fourni comme tonton, a intrigué au point qu'il est une des vedettes aujourd'hui de la série "Rizzoli et Isles".















Le poil est donc le secret. Retenons bien la leçon.

3 commentaires:

★Bruno Lucas☆ a dit…

Bravo à Marianne, mais, sans vouloir jouer les mauvais perdants, j'étais le premier à écrire Beau Bridges correctement. :o)

Franck Marchal a dit…

Bonjour Jordan

soyons-suave a dit…

:)