lundi 10 novembre 2014

La fin du Quizz de Marianne.










"Oui oui oui" nous sommes-nous écriés en découvrant que ces yeux n'étaient pas encore totalement oubliés et qu'il était encore possible de reconnaître Aidan Quinn en 2014, grâce à, il est vrai, l'un de ses plus évidents talents. 

RoiJoyeux, voyez votre nom en noir sur gris cette semaine sur Soyons-Suave et recevez nos chaleureuses félicitations. N'êtes-vous pas, en ce moment précis, encore plus Joyeux que vous ne l'êtes d'habitude ? 


































Faisons amende honorable (et reconnaissons donc d'autant plus le brio de notre gagnant), le film dont est tiré la capture proposée n'est pas le chef d'oeuvre de la filmographie du très sympathique Aidan Quinn, que pour de mystérieuses raisons, nous souhaitons toujours appeler Adain. Ce qui est absurde. 

Sorti en 1998, "Les ensorceleuses" n'allait pas vraiment atteindre les objectifs fixés sur le papier et que Sandra Bullock et Nicole Kidman au générique pouvaient laisser espérer. Le film aurait également dû permettre à son réalisateur, Griffin Dunne, de comprendre qu'il serait plus sage de se concentrer sur son métier d'acteur; il poursuit malgré tout une carrière derrière la caméra avec un peu d'embarras... pour son public en tout cas. 
















Puisque nous parlons carrière, interrogeons-nous tout de même sur les raisons qui n'ont pas permises à Aidan de devenir ce que tout le monde pensait qu'il allait devenir : une superstar. Repéré dans "Reckless", révélé dans le très avant-gardiste téléfilm sur le sida "Un printemps de glace" en 1985 et mis en orbite par "Recherche Susan Désespérément", il sombra peu à peu dans les années 90 après quelques films agréables et quelques occasions loupées, jusqu'à pratiquement disparaître. 

Il a en fait rejoint depuis 2004 la cohorte des acteurs suaves prisonniers de la petite boite diabolique et qui naviguent d'un guest dans "New York unité spéciale" en participation exceptionnelle dans "Weed". 

Il est, en ce moment, au générique de "Elementary", nouvelle version modernisée des aventures de Sherlock Holmes. Mais, détail cruel, il n'est ni Sherlock, ni même le docteur Watson qui se trouve être Lucy Liu. Et il n'est pas sur les affiches. C'est dur. 
















Soyons tout de même heureux d'apprendre que Aidan est un père et un mari comblé, qui, a 55 ans, souffre simplement de ce qu'on appelle communément le syndrome Ryan O'Neal. 

Cela consiste à avoir été, à avoir sans doute loupé des choses et à être aujourd'hui un très joli souvenir, un peu plus épanoui, certes, d'une jeunesse foudroyante de beauté. Et c'est déjà cela. Oui, c'est déjà cela. 





5 commentaires:

Anonyme a dit…

la plupart des mecs ont beau déployer énormément d'efforts pour tenter de se persuader qu'ils sont des hétéros purs et durs, deux femmes sur une affiche çà commence à faire beaucoup. On frôle l'indigestion. D'où peut-être l'échec du film...

roijoyeux a dit…

des yeux inoubliables cet Aidan, et non Adain, que j'ai vus une unique fois dans "Recherche Susan..." sur Arte il y a longtemps et je m'en souviens encore !!

★Bruno Lucas☆ a dit…

Il fut également le frère de Robert de Niro dans le superbe MISSION, Palme d'or au festival de Cannes en 1986. Et même s'il n'a plus les premiers rôles, il n'a jamais cessé de travailler depuis 1984.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Aidan_Quinn

soyons-suave a dit…

:) 1986 ! Mais c'est précisément, comme nous l'écrivons le début de sa décennie prodigieuse, post "Un printemps de glace" : "Avalon", Crusoé", "Légende d'automne", "Blink". Ce qui est intrigant est qu'à la même période, déjà, les premiers rôles fuyaient : apparition dans "Frankenstein", deuxième couteau dans "Benny and Joon", invité dans "Looking for Richard", pour citer ses productions première classe. A chaque fois, il est derrière une tête d'affiche, féminine comme masculine d'ailleurs : Meryl Streep, Brad Pitt, Al Pacino, Liam Neeson. Et à partir de 2000, c'est pour ainsi dire fini, on doit le chercher à la 4e ou 5e position au générique.

Anonyme a dit…

" Un Printemps De Glace"... Je n'arrive pas à me rappeler si je l'ai vu ! Est-ce dans ce film ( à la toute fin !) que le héro, prenant congé au volant de sa voiture, déclare :" Je reviendrai." ?? Si oui, je confirme: c'était vraiment un petit miracle cinématographique.
Si c'est celui-là, bien sûr. Mais plus j'y pense...
Pruneauxyz.