dimanche 25 avril 2010

La fin du quizz (Enfin !...)



Seul un spécialiste de l'arcade sourcilière pouvait identifier derrière la loupe, la plus célèbre partenaire de Fred Astaire, miss Ginger Rogers elle-même, qui ne montrait pour une fois ni ses gambettes, ni sa taille parfaite. Et c'est Kranzler ce spécialiste de l'arcade, qui voit donc son nom en noir sur blanc cette semaine sur Soyons-Suave. Nos plus chaleureuses félicitations lui sont envoyées. Claire... une fois encore... toutes nos plus sincères pensées.

Est-il amusant de savoir que lors des 10 films qu'ils tournèrent ensemble, Fred et Ginger partagèrent 33 numéros ? Le chiffre étonnant de 3,3 pas de deux par comédie musicale est-il significatif de quelque chose ? Sans doute pas et pas plus que d'apprendre que les deux partenaires s'appréciaient, alors qu'on continue de raconter qu'ils se détestaient au moins autant que Nelson Eddy et Jeanette MacDonald. Amour ou haine, et bien qu'ils aient eu une carrière en dehors de leur collaboration, ces deux-là sont à jamais unis et c'est une bonne chose puisqu'ils demeurent la paire dansante la plus gracieuse qu'on peut admirer sur grand écran.



Avec ou sans Fred, Ginger Rogers serait de toutes les façons devenue une star, programmée dès sa naissance par sa mère à conquérir Hollywood et physique sans défaut. Contrairement à d'autres apprenties vedettes poussées par ce que nos amis américains appellent une "stage mother", Ginger restera toute sa vie très proche de madame mère, quand Judy Garland ou Lana Turner oubliaient de payer le loyer de leurs génitrices un peu embarrassantes. Ne serait-ce que pour cela, nous pouvons déclarer Ginger fort suave, elle était très bonne en charleston, elle était encore meilleure en fille.


Personne n'ignore sans doute que Ginger, oscarisée dès 1940 pour "Kitty Foyle", s'appela un temps Ginger Bergerac, après qu'elle eut ramené de France et épousé Jacques Bergerac, un avocat de 16 ans son cadet, qu'elle lanca à Hollywood et qui la quitta pour épouser Dorothy Malone. Tout le monde doit également savoir que Ginger, dès les années 60, développa un goût assez prononcé pour le volume capillaire, sur quoi nous reviendrons dès la semaine prochaine avec le lancement d'une nouvelle rubrique : "Le brushing du jour".

Moins nombreux sont, nous en sommes certains, nos suaves visiteurs au courant d'un phénomère étrange que nous aurions pu garder pour l'ouverture prochaine du tournois de Roland Garros. Alors que Ginger dansait, alors qu'elle excellait dans la comédie, qu'elle portait un ensemble couture mieux que quiconque et magnifiait les boucles blondes, ce n'est ni avec des chaussures de claquettes, ni en robe du soir et encore moins en pleine opération shampooing qu'on préféra la photographier mais sur un cours de tennis. C'est étrange. Mais cela fait d'elle, la seule et unique femme, toujours accompagnée d'une raquette, jamais classée à la WTA.

2 commentaires:

kranzler a dit…

Oh ! Comme je suis heureux. Fier comme un pou assis sur pattes de derrière !

soyons-suave a dit…

:) et vous pouvez même vous permettre d'applaudir des deux pattes avant !